FOCUS POLE EMPLOI : grève du 20 nov 2018

Cette semaine, sur le web

@CGT_PE_BFC CGT pôle-emploi BFC (lun., 16 sept. 2019)
Zoom sur la grève du 24 septembre 2019 Retraite : une autre réforme est possible ! pic.twitter.com/038dCO4OPs
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La délocalisation du pôle médico social de Saint-Brevin inquiète le personnel (Fri, 13 Sep 2019)
Le syndicat FO des établissements de Mindin ont reconduit le mouvement de grève Le syndicat FO des établissements de Mindin ont reconduit le mouvement de grève. (©Le Courrier du pays de Retz) Saint-Brevin. Depuis l’annonce du projet de délocalisation, le syndicat FO déplore le manque de conciliation sur le sujet avec les tarificateurs que sont le Conseil départemental et l’Agence régionale de santé (ARS) et la direction.  Lire aussi : Loire-Atlantique : ils craignent la submersion marine, des établissements médico-sociaux veulent quitter le littoral Parmi les dernières informations reçues, celles portant sur l’état des lieux et l’analyse des besoins, menés par un cabinet d’études, Alium. Ce que le syndicat en retire ce sont les chiffres donnés sur les lieux d’origine des 623 résidents actuels et ceux en attente de structure, et qui justifieraient l’implantation d’une partie de l’établissement dans la métropole nantaise. Des terrains seraient en cours de prospection dans le sud de l’agglomération. Le lieu de résidence des 882  agents, à 80% situé à 20 km autour de Saint-Brevin, n’est pas une donnée prise en compte dans ce document. Sur le secteur foyer d’accueil médicalisé (Fam), 35% ont des familles dans ce secteur proche de Nantes et c’est la même chose pour la maison d’accueil spécialisé (Mas). de notre côté, nous avons pris en compte les dossiers mis à jour des résidents et nous avons d’autres chiffres. En globalisant Fam et Mas, 43% de nos résidents ont des familles dans le pays de Retz… Mais au-delà de ces chiffres, quel est le projet proposé ? s’interroge Laurent Narzic, syndicaliste FO. Si aujourd’hui, il existe des passerelles entre l’IME (institut médico éducatif) et le secteur adulte qui n’existeront plus selon eux demain.  De l’inclusion Le mot d’ordre reste l’inclusion. C’est bien, mais il faut des moyens d’accompagnement pour que les personnes fragiles puissent fréquenter des infrastructures publiques comme la piscine. L’exemple du Pont-Renaud en est un. Cet hébergement devait être ouvert mais au fil du projet, il s’est fermé car les résidents ne pouvaient pas aller seuls partout. Sur le site de Mindin de 24 hectares, ils peuvent se déplacer à leur guise, à la cafétéria, dans les espaces arborés… On déplore que la proposition de relocalisation sur 20 hectares disponibles et réservés à cet effet à Saint-Brevin, ne soit même pas prise en compte par le Département ou l’ARS.  Par ailleurs, le syndicat s’interroge sur le devenir des services transversaux (maintenance, administratifs…), la mutualisation des structures et l’arrêt, au 1er novembre, des postes d’infirmières de nuit à l’IME, le foyer de vie et l’EPMS, établissements publics médico-sociaux. Synonyme selon FO, de glissement de tâches pour les veilleurs de nuit, des agents de services hospitaliers ou des aides médico psychologiques, de solitude face à certaines situations et de recours plus répétés au centre 15 avec le risque de devoir s’adresser ensuite aux Urgences hospitalières.  Préavis de grève reconduit C’est ce qui a motivé, jeudi 12 septembre, une rencontre avec le personnel de la Cité sanitaire et du CHU de Nantes, syndiqués FO mais aussi la reconduite d’un préavis de grève. Une demande de rendez-vous avec le Département et l’ARS est restée lettre morte De son côté, la directrice Danielle Gilles-Garaud, explique : « La délocalisation n’est pas orientée uniquement vers la région nantaise » : L’idée est d’avoir un équilibre sur le territoire et que des structures soient implantées à l’ouest, entre Saint-Nazaire et le pays de Retz. Les besoins sont en cours d’affinage. Et il n’y a pas 90% des personnes en attente de structures d’accueil originaires de Nantes métropole. En revanche, les chiffres sur la domiciliation de nos résidents actuels sont exacts. Et la directrice de justifier l’arrêt des postes d’infirmières de nuit en novembre par la difficulté de recruter du personnel : La mission confiée est surtout de la surveillance. Il y a peu d’actes infirmiers ce qui explique que nous n’arrivons pas à trouver du personnel même si nous avons des annonces à Pôle Emploi. C’est pourquoi, on prépare cet arrêt par la formation de nos veilleurs de nuit, par l’évaluation de l’état de santé de nos résidents par exemple et des conduites à tenir. Quant au recours au centre 15, aujourd’hui avec la présence des infirmières, cela représente un appel par mois, cela ne devrait pas aller beaucoup plus loin…   Patricia Bigot  
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La délocalisation du pôle médico social de Saint-Brevin inquiète le personnel (Fri, 13 Sep 2019)
Le syndicat FO des établissements de Mindin ont reconduit le mouvement de grève Le syndicat FO des établissements de Mindin ont reconduit le mouvement de grève. (©Le Courrier du pays de Retz) Saint-Brevin. Depuis l’annonce du projet de délocalisation, le syndicat FO déplore le manque de conciliation sur le sujet avec les tarificateurs que sont le Conseil départemental et l’Agence régionale de santé (ARS) et la direction.  Lire aussi : Loire-Atlantique : ils craignent la submersion marine, des établissements médico-sociaux veulent quitter le littoral Parmi les dernières informations reçues, celles portant sur l’état des lieux et l’analyse des besoins, menés par un cabinet d’études, Alium. Ce que le syndicat en retire ce sont les chiffres donnés sur les lieux d’origine des 623 résidents actuels et ceux en attente de structure, et qui justifieraient l’implantation d’une partie de l’établissement dans la métropole nantaise. Des terrains seraient en cours de prospection dans le sud de l’agglomération. Le lieu de résidence des 882  agents, à 80% situé à 20 km autour de Saint-Brevin, n’est pas une donnée prise en compte dans ce document. Sur le secteur foyer d’accueil médicalisé (Fam), 35% ont des familles dans ce secteur proche de Nantes et c’est la même chose pour la maison d’accueil spécialisé (Mas). de notre côté, nous avons pris en compte les dossiers mis à jour des résidents et nous avons d’autres chiffres. En globalisant Fam et Mas, 43% de nos résidents ont des familles dans le pays de Retz… Mais au-delà de ces chiffres, quel est le projet proposé ? s’interroge Laurent Narzic, syndicaliste FO. Si aujourd’hui, il existe des passerelles entre l’IME (institut médico éducatif) et le secteur adulte qui n’existeront plus selon eux demain.  De l’inclusion Le mot d’ordre reste l’inclusion. C’est bien, mais il faut des moyens d’accompagnement pour que les personnes fragiles puissent fréquenter des infrastructures publiques comme la piscine. L’exemple du Pont-Renaud en est un. Cet hébergement devait être ouvert mais au fil du projet, il s’est fermé car les résidents ne pouvaient pas aller seuls partout. Sur le site de Mindin de 24 hectares, ils peuvent se déplacer à leur guise, à la cafétéria, dans les espaces arborés… On déplore que la proposition de relocalisation sur 20 hectares disponibles et réservés à cet effet à Saint-Brevin, ne soit même pas prise en compte par le Département ou l’ARS.  Par ailleurs, le syndicat s’interroge sur le devenir des services transversaux (maintenance, administratifs…), la mutualisation des structures et l’arrêt, au 1er novembre, des postes d’infirmières de nuit à l’IME, le foyer de vie et l’EPMS, établissements publics médico-sociaux. Synonyme selon FO, de glissement de tâches pour les veilleurs de nuit, des agents de services hospitaliers ou des aides médico psychologiques, de solitude face à certaines situations et de recours plus répétés au centre 15 avec le risque de devoir s’adresser ensuite aux Urgences hospitalières.  Préavis de grève reconduit C’est ce qui a motivé, jeudi 12 septembre, une rencontre avec le personnel de la Cité sanitaire et du CHU de Nantes, syndiqués FO mais aussi la reconduite d’un préavis de grève. Une demande de rendez-vous avec le Département et l’ARS est restée lettre morte De son côté, la directrice Danielle Gilles-Garaud, explique : « La délocalisation n’est pas orientée uniquement vers la région nantaise » : L’idée est d’avoir un équilibre sur le territoire et que des structures soient implantées à l’ouest, entre Saint-Nazaire et le pays de Retz. Les besoins sont en cours d’affinage. Et il n’y a pas 90% des personnes en attente de structures d’accueil originaires de Nantes métropole. En revanche, les chiffres sur la domiciliation de nos résidents actuels sont exacts. Et la directrice de justifier l’arrêt des postes d’infirmières de nuit en novembre par la difficulté de recruter du personnel : La mission confiée est surtout de la surveillance. Il y a peu d’actes infirmiers ce qui explique que nous n’arrivons pas à trouver du personnel même si nous avons des annonces à Pôle Emploi. C’est pourquoi, on prépare cet arrêt par la formation de nos veilleurs de nuit, par l’évaluation de l’état de santé de nos résidents par exemple et des conduites à tenir. Quant au recours au centre 15, aujourd’hui avec la présence des infirmières, cela représente un appel par mois, cela ne devrait pas aller beaucoup plus loin…   Patricia Bigot  
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La délocalisation du pôle médico social de Saint-Brevin inquiète le personnel (Fri, 13 Sep 2019)
Le syndicat FO des établissements de Mindin ont reconduit le mouvement de grève Le syndicat FO des établissements de Mindin ont reconduit le mouvement de grève. (©Le Courrier du pays de Retz) Saint-Brevin. Depuis l’annonce du projet de délocalisation, le syndicat FO déplore le manque de conciliation sur le sujet avec les tarificateurs que sont le Conseil départemental et l’Agence régionale de santé (ARS) et la direction.  Lire aussi : Loire-Atlantique : ils craignent la submersion marine, des établissements médico-sociaux veulent quitter le littoral Parmi les dernières informations reçues, celles portant sur l’état des lieux et l’analyse des besoins, menés par un cabinet d’études, Alium. Ce que le syndicat en retire ce sont les chiffres donnés sur les lieux d’origine des 623 résidents actuels et ceux en attente de structure, et qui justifieraient l’implantation d’une partie de l’établissement dans la métropole nantaise. Des terrains seraient en cours de prospection dans le sud de l’agglomération. Le lieu de résidence des 882  agents, à 80% situé à 20 km autour de Saint-Brevin, n’est pas une donnée prise en compte dans ce document. Sur le secteur foyer d’accueil médicalisé (Fam), 35% ont des familles dans ce secteur proche de Nantes et c’est la même chose pour la maison d’accueil spécialisé (Mas). de notre côté, nous avons pris en compte les dossiers mis à jour des résidents et nous avons d’autres chiffres. En globalisant Fam et Mas, 43% de nos résidents ont des familles dans le pays de Retz… Mais au-delà de ces chiffres, quel est le projet proposé ? s’interroge Laurent Narzic, syndicaliste FO. Si aujourd’hui, il existe des passerelles entre l’IME (institut médico éducatif) et le secteur adulte qui n’existeront plus selon eux demain.  De l’inclusion Le mot d’ordre reste l’inclusion. C’est bien, mais il faut des moyens d’accompagnement pour que les personnes fragiles puissent fréquenter des infrastructures publiques comme la piscine. L’exemple du Pont-Renaud en est un. Cet hébergement devait être ouvert mais au fil du projet, il s’est fermé car les résidents ne pouvaient pas aller seuls partout. Sur le site de Mindin de 24 hectares, ils peuvent se déplacer à leur guise, à la cafétéria, dans les espaces arborés… On déplore que la proposition de relocalisation sur 20 hectares disponibles et réservés à cet effet à Saint-Brevin, ne soit même pas prise en compte par le Département ou l’ARS.  Par ailleurs, le syndicat s’interroge sur le devenir des services transversaux (maintenance, administratifs…), la mutualisation des structures et l’arrêt, au 1er novembre, des postes d’infirmières de nuit à l’IME, le foyer de vie et l’EPMS, établissements publics médico-sociaux. Synonyme selon FO, de glissement de tâches pour les veilleurs de nuit, des agents de services hospitaliers ou des aides médico psychologiques, de solitude face à certaines situations et de recours plus répétés au centre 15 avec le risque de devoir s’adresser ensuite aux Urgences hospitalières.  Préavis de grève reconduit C’est ce qui a motivé, jeudi 12 septembre, une rencontre avec le personnel de la Cité sanitaire et du CHU de Nantes, syndiqués FO mais aussi la reconduite d’un préavis de grève. Une demande de rendez-vous avec le Département et l’ARS est restée lettre morte De son côté, la directrice Danielle Gilles-Garaud, explique : « La délocalisation n’est pas orientée uniquement vers la région nantaise » : L’idée est d’avoir un équilibre sur le territoire et que des structures soient implantées à l’ouest, entre Saint-Nazaire et le pays de Retz. Les besoins sont en cours d’affinage. Et il n’y a pas 90% des personnes en attente de structures d’accueil originaires de Nantes métropole. En revanche, les chiffres sur la domiciliation de nos résidents actuels sont exacts. Et la directrice de justifier l’arrêt des postes d’infirmières de nuit en novembre par la difficulté de recruter du personnel : La mission confiée est surtout de la surveillance. Il y a peu d’actes infirmiers ce qui explique que nous n’arrivons pas à trouver du personnel même si nous avons des annonces à Pôle Emploi. C’est pourquoi, on prépare cet arrêt par la formation de nos veilleurs de nuit, par l’évaluation de l’état de santé de nos résidents par exemple et des conduites à tenir. Quant au recours au centre 15, aujourd’hui avec la présence des infirmières, cela représente un appel par mois, cela ne devrait pas aller beaucoup plus loin…   Patricia Bigot  
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Travail que vaille (Fri, 06 Sep 2019)
Réforme du chômage, accidents du travail, grève des femmes de chambre, conditions de travail à l'hôpital, chez les santonniers et dans le monde associatif... Mais aussi comment s'en sortir par le sabotage : neuf pages sur le turbin, les souffrances et les résistances qu'il génère. « Quand t'as pas parlé pendant neuf heures, t'as tellement de choses à dire que t'arrives plus à les dire, que les mots ils arrivent tous ensemble dans la bouche et puis tu bégayes, tu t'énerves. Tout t'énerve, tout. » En 1974, Christian Corouge [1], ouvrier de l'usine Peugeot de Sochaux, s'enregistre sur un magnétophone. Il raconte le quotidien abrutissant, les mains qui ne bougent plus, la peau qui s'en va, la tristesse des matins. Le témoignage a été intégré au film Avec le sang des autres, réalisé par le groupe Medvedkine de Sochaux [2] dont Christian faisait partie. Quarante-cinq piges plus tard, si le monde du travail a changé dans les grandes largeurs, si les modalités d'exploitation se sont grandement diversifiées, les usines et leurs déclinaisons contemporaines cassent encore et le corps et la parole. Hier comme aujourd'hui, en la matière, tout énerve. Par Jean-Michel Bertoyas {JPEG} Décidés à parler (encore une fois [3]) de ce monstre envahissant, on s'est posé la question : par quoi commencer ? Par l'aliénation (souvent) ou par l'épanouissement (parfois) ? Par le corps cassé (pour certains) ou le quotidien übérisé (pour beaucoup) ? Ou bien par les conversations de nos dîners de famille ? – « On peut se réaliser dans le travail, regarde tata dans son asso' » versus « C'est possible de pas travailler, regarde tonton dans les Cévennes. » *** Oui, le rapport au turbin, c'est d'abord une foule de cas particuliers. Il y a ceux qui cherchent du travail, ne trouvent pas, doivent prouver qu'ils ne trouvent pas. Ceux qui ont du travail, qui flippent de le perdre, qui souffrent en silence. Ceux qui n'ont pas de papiers mais des bras pour se faire exploiter. Ceux qui « trouvent du sens » jusqu'à l'autoflagellation. Ceux qui vont bien. Ceux qui vont moins bien. Ceux qui sabotent. Ceux qui luttent : dans les hôpitaux, les McDo ou à vélo. La cour (professionnelle) des miracles sans les miracles. Qu'on s'entende bien : on n'a pas la solution par ici. Quand certains profitent du bouclage en fin de mois pour lancer à la cantonade un prévenant « L'actualisation Pôle emploi est ouverte », d'autres s'enjaillent dans le salariat ou l'auto-entreprenariat. Il en est même un qui se demande à haute voix : « Mais au fait, c'est quoi mon statut à moi ? » Quoi qu'il en soit, chômeur ou prof, pigiste ou santonnier (voir le témoignage dessiné de l'ami Étienne, p. IX), on se sent tous grandement concernés par la question. Car il y a bien une certitude : le travail, on y échappe rarement. Même quand on le fuit. *** En cette rentrée 2019, on « fête » les dix ans de l'été de l'enfer à France Télécom, celui où une trentaine de salariés lessivés se sont donné la mort en quelques mois. Peu auparavant, le réalisateur Serge Moati s'était vu commander un film censé montrer la réussite du groupe. Continuant à tourner après la « crise », il projettera son travail au comité de direction. Verdict : le film ne sera jamais diffusé. Et pour cause : les témoignages de souffrance au travail y étaient légion. Lors du procès qui a pris fin cet été, le film de Moati a été montré au tribunal [4]. Devant la caméra, au cours d'un déplacement en TGV, le PDG de France Télécom à l'époque, Didier Lombard [5], s'exprime en ces termes : « Le sujet, c'est : peut-on faire de l'économie et de l'humain en même temps ? C'est ça la marche ratée. On a poussé le ballon un peu trop loin. C'est tout un fonctionnement à revoir. » Tiens tiens. Alors, afin de commencer à revoir ces fonctionnements et pour célébrer la rentrée, en bons élèves premiers de cordée que nous sommes, on s'est penchés sur des sujets brûlants. Ouais : on vous sentait tout frétillant de repartir au turbin. Pour faire un point sur votre passé, votre présent ou votre futur (car, qui, QUI en réchappera ?) et en attendant nos 3 000 balles de revenu de base, on vous propose une analyse de la réforme du chômage, ou comment on va tous finir sur les rotules, fauchés et humiliés (page II). Dans le reste de ce dossier « Y a d'la joie » : on a pris des nouvelles des femmes de chambre en lutte à Marseille et, surprise !, quand on est femme et noire, l'exploitation et le mépris sont toujours de mise (page VI). Un peu partout, des ouvriers meurent et Muriel-la-ministre ne répond pas au téléphone (page VIII). Mais pas de panique, l'hôpital se porte à merveille et infirmier est le plus beau métier du monde (lol, page VII). Et enfin : une plongée dans le monde associatif qui n'échappe pas, loin s'en faut, aux tourments et questionnements (page IV-V). *** Pas très folichon ce tour d'horizon, sûr. Plutôt un air de morne plaine. C'est pour ça qu'on a tenu à faire place au témoignage d'un spécialiste ès sabotage du turbin précaire, sapant le moral de ses chefs comme un vrai punk (page III). La preuve qu'on n'est pas si moroses que ça. Et qu'on est prêts à mener un vrai travail sur nous pour enfin correspondre aux critères d'embauche de la start-up nation. Et, sinon, toi, tu fais quoi dans la vie ? Margaux Wartelle La Une du n°179 de CQFD, illustrée par Pirrik {JPEG} Ce dossier a été publié sur papier dans le numéro 179 de CQFD, en kiosque jusqu'au 3 octobre. En voir le sommaire complet. [1] Les éditions Agone ont publié en 2011 Résister à la chaîne – Dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue, fruit de discussions entre Christian Corouge et le sociologue Michel Pialoux. [2] Les deux groupes Medvedkine (Sochaux et Besançon) étaient des collectifs, mêlant cinéastes (notamment Chris Marker), techniciens et ouvriers qui dans les années 1970 ont produit des films témoignant de la condition ouvrière. [3] Notre dernier dossier portant sur ce thème remonte à octobre 2016 (n°147) : « Le travail mort-vivant ». [4] Le Monde (21/06/2019). [5] Le parquet a requis contre lui et d'autres dirigeants une peine d'un an de prison ferme. Le jugement sera rendu le 20 décembre.
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La lettre d'information de la fédération SUD (Thu, 29 Aug 2019)
Édito : Le syndicalisme SUD/Solidaires en pratique Tous les syndicats ne sont pas identiques. Le syndicalisme de l'Union Solidaires (dont SUD est membre) se veut original et différent dans ses pratiques. Mais qu'est-ce que cela veut dire ? L'histoire des conflits sociaux, loin d'être une longue suite de malentendus, témoigne d'une lutte incessante et acharnée entre deux mondes dont les intérêts sont fondamentalement antagonistes. La concertation et la négociation, aussi importantes soient-elles dans l'activité syndicale, suffisent rarement à imposer à elles seules la satisfaction des revendications. C'est donc, fondamentalement, le rapport de forces créé dans et par les luttes qui est déterminant pour gagner. Dans ces conditions, prétendre apporter des solutions de fond sur le seul champ professionnel en faisant abstraction du contexte général de la société ne serait que pure illusion. La fédération SUD-PTT l'affirme sans ambiguïté : l'émancipation des travailleurs et des travailleuses ne peut se faire qu'au prix d'une rupture avec le système capitaliste et tous les systèmes d'oppression. Elle sera le fruit de l'action consciente, collectivement déterminée, mise en oeuvre et librement consentie par les travailleuses et les travailleurs eux-mêmes, ou elle ne sera pas. C'est pourquoi la fédération SUD inscrit son action dans une double continuité : - Celle définie en 1906 par la CGT dans la charte d'Amiens, qui assigne au syndicalisme un double objectif et une exigence : défense des revendications immédiates et quotidiennes, et lutte pour une transformation d'ensemble de la société en toute indépendance des partis politiques et de l'État. - Celle du projet de socialisme autogestionnaire porté par la CFDT dans les années 70, dans la mesure où il place les travailleur-euse-s et la nécessité de la démocratie la plus large au cœur de l'objectif de transformation sociale comme de la démarche visant à y parvenir. En savoir plus Orange : Bilan désastreux sur la mise en œuvre du modèle d'organisation des UI Toute cette organisation des UI, de la fusion aux pôles d'appuis nationaux n'ont qu'une seule raison d'être : pallier les nombreux départs et leur non-remplacement. C'est ce qui est ressorti de la présentation du bilan au CCUES de juillet 2019 par la direction, ce bilan faisait suite à la consultation du CCUES le 15 mai 2018. Mutualisation, travail en pôle, fusion, pour un seul objectif recruter le moins possible, et garder une place de plus en plus prépondérante à la sous-traitance. Homogénéisation = maître mot du modèle UI ! Encore faudrait-il que dans les services les process existent, ce qui n'est pas le cas ! Dans les services, tous les jours nous nous questionnons pour savoir comment faire pour trouver une solution pour le client. Qui s'occupe des serrures de SR cassée, des poteaux, de l'élagage, des frelons dans les PC, des mesures financières, de la POI qui n'est pas finie, du matériel qui n'est pas arrivé pour permettre l'intervention chez le client… ? Ce ne sont que quelques questions qui sont notre lot journalier. Tout est écrit et décrit dans un dossier qui apparaît virtuel du terrain, où il est difficile d'identifier la bonne personne, le bon process. Personne ne sait qui fait quoi, à qui s'adresser et comment faire. Cette énième réorganisation n'a pour l'instant pas changé notre quotidien, et rien ne le laisse supposer. Ce ne sont pas les premiers entretiens ARCQ qui nous feront voir l'avenir sous un angle meilleur. Alors, pourquoi ne pas organiser avant de réorganiser ? Télécom : Les « petits » opérateurs télécoms s'attaquent à Orange L'association des opérateurs alternatifs portent plainte contre Orange pour abus de sa position dominante et le ralentissement de la concurrence sur le marché de la fibre optique. Soutenu par l'ARCEP, l'association réclame la séparation claire en deux entités d'Orange : le réseau et le volet commercial. Pour SUD, la solution est une déprivatisation d'Orange comme bien commun. En savoir plus Numérique : Dématérialisation, Les laissé-es pour compte du numérique La dématérialisation des démarches administratives néglige de nombreux-euses usager-ères. Un risque de marginalisation dont s'alarment des associations de solidarité. Contribuable peinant à remplir sa déclaration d'impôt en ligne, chômeur-euse cherchant désespérément à actualiser sa situation auprès de Pôle Emploi, retraité-e tournant en rond dans la création de son espace personnel sur le site de la Cnav (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse)… Les mésaventures sont nombreuses, et le nombre d'usager-ères perdu-es dans les méandres des démarches par écran interposé sans doute sous-estimé. Plus de 15 % des français-e ne sont pas équipé-es d'un accès internet haut débit et l'illectronisme, aussi appelé illettrisme numérique, concerne quant à lui 25 % de la population française. Orange s'en préoccupe. Mais reconnait que déjà pour les communications, elle sera à la peine à couvrir 99,6 % de la population française en 4G d'ici 2024. En savoir plus Social : Le revenu universel d'activité (RUA) : Le bénévolat va-t-il devenir la règle pour avoir le droit de manger à sa faim ? Le revenu universel d'activité (RUA) vise à fusionner plusieurs minima sociaux, avec au minimum la prime d'activité et le Revenu de solidarité active (RSA). C'est ce projet qui devrait faire l'objet d'une loi en 2020 et pour lequel le gouvernement lance ses fameuses “concertations”. Il est également envisagé d'intégrer les aides personnalisées au logement (APL), ainsi que des allocations ciblant un public spécifique comme l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI), entre autres. Tout cela étant lié à la réforme de l'assurance chômage du 18 juin dernier. Les APL ayant déjà été diminuées de 5 euros. Le RUA sera conditionné à l'obligation d'inscription dans un parcours d'insertion qui empêche de refuser plus de deux offres « raisonnables » d'emploi ou d'activité. Or, certaines aides actuelles sont liées à la vulnérabilité (l'Allocation Adulte Handicapé.e par exemple) ou aux ressources (l'Aide Personnalisée au Logement). Le bénévolat va-t-il devenir la règle pour avoir le droit de manger à sa faim ? Le département de l'Aisne a déjà franchi le pas, et il y en aura d'autres. En savoir plus Et encore plus Féminisme : Hôtesses : la souffrance en souriant Dans ce métier très féminisé, le recours croissant à la sous-traitance favorise la précarisation des salariées et les affaiblit face aux harcèlement sexuel. Fin juillet, des militantes féministes allemandes ont lancé une pétition en ligne appelant à la fin de la « tradition sexiste » des hôtesses de podium sur le Tour de France, qui a recueilli à ce jour plus de 30 000 signatures. La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes voit « quelque chose d'un peu suranné » dans cette tradition de la Grande Boucle. Cet épisode n'est que la partie émergée de l'iceberg, car c'est tout une profession précarisée qui s'est accoutumée à ces pratiques. En savoir plus En savoir plus Écologie : Électrosensibilité, Enedis et Orange Le tribunal de grande instance de Tours a reconnu le lien entre le compteur Linky et des maux dus à l'électrosensibilité. Il ordonne son retrait chez 13 particuliers. L'électrosensibilité n'est toujours pas une pathologie reconnue. Mais pour ceux en souffrent, le calvaire est quotidien. En avril 2019, Orange avait rappelé des téléphones portables à cause de ses émissions d'ondes électromagnétiques En savoir plus sur Enedis En savoir plus sur Orange Des chiffres et des maux : 100 jours Pour leur 100ème jour de grève, le mercredi 28 août, les factrices de Miélan (Gers) ont organisé un pique-nique de solidarité au centre d'Auch. Contrairement à ce que dit la direction de la Poste, elles ne souhaitent pas battre un record mais veulent sortir du conflit et travailler dès demain mais pas sans réinjection d'emploi supplémentaire. Elles croient en l'efficacité d'une lutte collective et font aussi appel à la population, aux élus des 23 communes concernées et à toute personne qui veulent des services publics de qualité, de proximité, en milieu rural, à visage humain. En savoir plus
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« Ils ne connaissent pas notre souffrance » : les femmes de chambre de l’Ibis Batignolles toujours en grève (Tue, 27 Aug 2019)
Cela fait plus de cinq semaines qu’elles occupent le devant de l’hôtel Ibis imposant et gris des Batignolles. Elles sont là chaque jour entre 9h et 17h environ. Elles ont installé une petite table sur laquelle trônent une caisse de solidarité, des tracts en français et en anglais à en-tête de la CGT, quelques poêles dont elles se servent comme cymbales et une sono qui crache,  entre autres, un tube du chanteur ivoirien DJ Kerozen. « Tous ceux qui ont gagné sont des gens qui ont bataillé », clame-t-il. La bande son est choisie. Une grande partie des femmes de chambre de l’hôtel sont en grève et il est difficile de ne pas les entendre. Demandez aux agents de sécurité à l’entrée ou aux touristes qui entrent et sortent de l’hôtel toute la journée. Parmi leurs seize revendications : une diminution de la cadence, un arrêt des mutations et l’embauche des salariés de la sous-traitance STN par l’hôtel Ibis Batignolles. Métier : femme de chambre Elles sont une petite trentaine en grève et habitent hors ou aux portes de Paris. Elles viennent du Sénégal, du Mali ou du Congo et sont chargées de faire le ménage dans les 700 chambres de l’hôtel depuis 2, 5 ou 10 ans. Parmi elles, il y a Mama N’Diaye. Elle fait partie de ceux que l’on appelle pudiquement « travailleurs pauvres » dans les rapports économiques ou les médias. Mais elle fait surtout partie des ces femmes que l’on croise tous les jours même sans les voir. Elles nettoient les bureaux, refont les lits, aseptisent les toilettes. Et ont une histoire. Mama N’Diaye a 40 ans, elle habite Montreuil et est arrivée en France en décembre 1995. Elle a commencé à travailler en 1996. Elle faisait des tresses. Puis est devenue gouvernante à Saint-Mandé, chez des particuliers. Elle le dit avec fierté. Elle a aussi fait de la garde d’enfants, de personnes âgées. Elle a été animatrice dans des écoles. Elle rappelle qu’elle, son métier, c’est aide-soignante mais « il n’y avait pas beaucoup de places au concours ». Elle est devenue femme de chambre car c’est plutôt facile de trouver une place. « C’est un métier où l’on ne chôme pas ». Avant l’Ibis Batignolles, où elle est arrivée grâce à une amie, elle avait travaillé dans deux autres hôtels. Je ne suis pas une machine Cela fait maintenant dix ans qu’elle officie là, dans ce gigantesque hôtel qui est un des plus grands de la chaîne. Et l’année qui vient de s’écouler n’a pas été simple. Mama N’Diaye a eu une tendinite qui l’a obligée à rester chez elle durant plusieurs semaines avant de reprendre à mi-temps. Un mi-temps thérapeutique, sa tendinite ayant été reconnue comme maladie professionnelle. « Les draps que l’on change, les vitres que l’on nettoie, les poussières, tout ça jusqu’à ce que nos muscles, ça n’aille plus ». Au lieu des 21, Mama N’Diaye ne fait donc plus que 9 à 10 chambres en trois heures. Mais elle se bat pour les autres et leur cadence à réduire. Aujourd’hui, elle est à 3 chambres et demi à l’heure, les femmes de chambres réclament un passage à 2 chambres et demi à l’heure. Faire une chambre en 17 à 20 minutes, c’est impossible selon elle. « Enlever les serviettes et les draps sales, mettre les produits, aérer, passer l’aspirateur, la serpillière. Tout ça, ça prend du temps, rappelle-t-elle. Je ne suis pas une machine. » « Le problème aussi, c’est qu’il y a des filles ici, qui font jusque 50 chambres par jour et on ne leur paie jamais les chambres supplémentaires ou on leur propose de poser des jours. Ils profitent trop de nous. » Elle raconte également comment le travail l’a épuisée à l’époque où avant de venir travailler à l’hôtel, aux alentours de 9h, elle se levait à 4h, prenait le premier métro pour se rendre à la Défense et faire le ménage dans les bureaux entre 7h et 8h. « J’ai arrêté car j’ai eu des problèmes de tension, je ne dormais pas assez ». Ce rythme-là, certaines autres femmes de chambre le tiennent encore pour des raisons financières. En moyenne, une femme de chambre perçoit une rémunération comprise entre 800 et 1100 euros. Mama N’Diaye fait partie des femmes de chambre que le sous-traitant STN veut muter dans un autre hôtel, à Marne-la-Vallée. « Ils me disent que je leur fais perdre de l’argent car je ne fais plus que 9 chambres mais c’est le médecin du travail qui m’a dit ça ». C’est la troisième des revendications des femmes de chambre : « arrêt des mutations des salariées partiellement inaptes et des mutations non justifiées de manière générale ». 6 semaines de grève et une détermination intacte La femme de chambre remarque que la situation s’est détériorée depuis l’arrivée du sous-traitant STN il y a trois ans et analyse la situation de manière simple et lucide : « eux, ils ne connaissent pas notre souffrance, et ils se disent qu’on est des Africains et qu’on ne connaît rien à part l’argent, mais ici on est dans un pays de droits et de loi ». Ce jour-là, leurs délégués étaient en réunion de négociation. Lorsque des membres de la STN apparaissent, les femmes de chambre les accueillent à coups de « STN voleurs » ou « STN dégage ». Aucun accord n’a pour l’instant été trouvé. « Et toi, qui va payer ton loyer ? » s’interrogent les femmes entre elles et en riant. Leur inquiétude n’a aucune prise sur leur détermination. « On va jusqu’au bout, même si on doit rester là jusqu’en 2022, on va jusqu’au bout, on est déterminés quoi ». Le rire dans lequel Mama N’Diaye a dit cette phrase ne laisse aucune place au doute. « Si je travaille, si je me bats, c’est pour mes enfants de 12 et 19 ans et ils me soutiennent ». Les finances et la santé de Mama N’Diaye sont un peu trop fragiles pour se permettre des vacances. Ça fait 6 ans qu’elle n’est pas allée au Sénégal. Elle et son mari travaillent pourtant et lui aussi la soutient, « il fait à manger quand je rentre et que je suis trop fatiguée. Ce travail, ça rend KO ». Les femmes de chambre de l’Ibis Batignolles entrent dans leur sixième semaine de grève, sans que rien ne semble les déstabiliser, pas même la devanture grise du Pôle Emploi situé juste en face de l’entrée de l’hôtel. « Il y a des gens qui sont en haut, qui ne nous aiment pas et qui disent qu’on ne va pas gagner mais rien ne peut nous arrêter ».  Sur le sol, devant l’hôtel, des milliers de petits confettis rectangulaires « faits maison ». Les grévistes ont patiemment découpé des dizaines de magazines aux ciseaux. Une autre idée, s’il en fallait une, de leur détermination. Latifa OULKHOUIR The post « Ils ne connaissent pas notre souffrance » : les femmes de chambre de l’Ibis Batignolles toujours en grève appeared first on Bondy Blog.
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Editorial des bulletins d'entreprise - Fausse baisse du chômage, augmentation de la précarité... et de l'enrichissement des capitalistes ! (Mon, 19 Aug 2019)
Après la publication la semaine dernière des chiffres du chômage faisant état d’une baisse de 0,2 % par rapport au début de l’année, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s’est répandue dans tous les médias : « On est au taux de chômage le plus bas depuis 10 ans. Nos réformes portent leurs fruits. » Que cette ministre, ex-DRH de Danone, affiche une telle satisfaction pour un résultat pour le moins dérisoire, cela souligne à quel point elle appartient au monde du grand patronat et des riches. Le nombre de chômeurs officiellement recensés diminue peut-être mais le chômage pèse plus que jamais sur la vie des travailleurs. Au mois de juillet, il ne s’est pas passé une semaine sans que soit annoncé un nouveau plan de suppressions d’emplois, chez Tati, Carrefour, General Electric Belfort… Dans ces entreprises et dans bien d’autres qui n’ont pas fait les grands titres des médias, des milliers de travailleurs sont menacés de licenciement dans les semaines qui viennent. Plusieurs millions de femmes et d’hommes sont toujours privés d’un véritable emploi, contraints de vivre dans l’insécurité permanente en enchaînant les missions d’intérim, les CDD, les petits boulots de toute sorte sans pour autant gagner de quoi vivre correctement. Le gouvernement parle de la lutte contre le chômage, mais il n’a aucunement l’intention de faire quoi que ce soit pour mettre un coup d’arrêt aux suppressions d’emplois. Au contraire, dans la continuité de leurs prédécesseurs, Macron et ses ministres se sont attachés à permettre au patronat de licencier plus facilement et à moindre frais. L’État lui-même supprime des emplois dans les services publics, dans l’éducation... Dans les Ehpad et les hôpitaux, en raison du manque de personnel, la situation est de plus en plus catastrophique. Le nombre de services d’urgence en grève pour revendiquer des moyens supplémentaires continue d’augmenter. Faute de vouloir agir sur le chômage, le gouvernement s’attaque aux chômeurs ! Pressions et tracasseries administratives ont été multipliées. D’après Pôle emploi, 45 000 personnes ont été radiées des listes du chômage en juillet dernier, soit une augmentation par rapport au trimestre précédent de 12, 8 %.  La « réforme » de l’assurance chômage imposée cet été aura pour conséquence de diminuer, voire de supprimer, les indemnisations de ceux qui connaissent les situations les plus précaires. Au travers de ces mesures, il s’agit non seulement d’économiser des centaines de millions sur le dos des chômeurs, mais aussi de les obliger à accepter des emplois toujours plus mal payés. Comme ceux de ces cyclistes livreurs de repas de Deliveroo, dont plusieurs centaines sont mobilisés depuis plus d’une semaine contre la baisse de leurs rémunérations. Tous autoentrepreneurs, ils sont privés de couverture sociale et totalement dépendants de cette plateforme, qui fixe ses tarifs et peut les changer à son gré. Victimes elles aussi de la rapacité patronale, les femmes de chambre de l'hôtel Ibis Clichy-Batignolles à Paris sont en grève depuis un mois pour dénoncer leurs conditions de travail et leurs salaires, imposés par la société sous-traitante auquel a recours le groupe Accor, géant de l’hôtellerie et de la restauration. Avec la complicité des gouvernements qui se sont succédé ces dernières années, la classe capitaliste a aggravé l’exploitation, supprimé et précarisé massivement les emplois afin de s’assurer des augmentations faramineuses de profit dans un contexte de marasme des affaires et de saturation des marchés. Ce sont les licenciements et les bas salaires imposés aux travailleurs qui ont permis l’enrichissement d’une minorité de milliardaires : Arnault, PDG de LVMH et actionnaire de Carrefour, Bettencourt Meyers, héritière de l’Oréal, Mulliez propriétaire des enseignes Auchan, Décathlon… L’ensemble de la société paye de plus en plus chèrement l’avidité de la classe capitaliste qui domine l’économie. Les travailleurs, qui représentent ceux qui font vivre et tourner toute la société, constituent la seule force capable de renverser le pouvoir de la bourgeoisie et de réorganiser l’économie sur des bases collectives. Il sera alors possible d’utiliser les richesses et les progrès techniques en garantissant à chacun un travail et des conditions de vie dignes des moyens dont on dispose au 21e siècle. Espace de publication:  Site national Image:  Notifié par communiqué de presse:  Affichage des images:  automatique Cet éditorial est une version différente de celle transmise à 18h: 
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Cinquante ans après, mais où est passé l’esprit rebelle de Woodstock ? (Tue, 13 Aug 2019)
Alors, l’esprit rebelle, nom d’un chien, où se niche-t-il désormais ? Cinquante ans après l’impressionnante réunion hippie, quel est l’héritage de la culture « peace and love » et de ses contestations, dissout dans le bain acide des violences et de la loi du marché ? En 2019, n’importe quel teknival de champ de betteraves fait son Woodstock, et n’importe quel hobereau culturel se prend pour le producteur Michael Lang, maître du terrain de Bethel Wood, État de New York. Là où 500 000 dingues, du 15 au 17 août 1969, convolèrent au nom de la contestation anti-guerre du Vietnam, avec Jimi Hendrix, Janis Joplin et une trentaine d’autres chats électriques et folks, la boue, la pluie, les nuages roses. Pour fêter le jubilé du plus gros événement contre-culturel des années 1960, totalement inattendu dans sa forme et sa réussite collective, les Américains le répliquent en ce moment même. Sur fond de guéguerre de gros sous et de droits entre sociétés organisatrices, « Woodstock 50 » installé finalement dans le Maryland, à 400 kilomètres du site historique, s’annonce comme un grand n’importe quoi. Autant dire que l’esprit de contestation du siècle dernier a fondu plus rapidement qu’un buvard d’acide sur la langue du guitariste Santana. Aujourd’hui, qui souscrirait, sans ricaner, à ces slogans Shamallow qui annonçaient le festival : « Trois jours de paix et de musique… Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge… Fais voler un cerf-volant…Fais-toi bronzer… Cuisine toi-même tes repas et respire l’air pur… » ? Même l’herbe à fumer est bien plus puissante un demi-siècle plus tard. Woodstock au delà du mythe Pour en avoir le cœur net, il suffit de s’adresser aux spécialistes de l’événement. Il n’existe aucun livre d’histoire sur Woodstock, mais le journaliste Nicolas Finet propose un Mémorial heureux et documenté du festival sous forme de BD - autre puissance de la culture de masse des années 60-70 - avec le dessinateur Christopher : Woodstock Forever (Marabout). Le petit Nicolas avait 10 ans au moment des faits et ne s’en « rappelle pas plus que du premier alunissage américain », soit les deux événements extraterrestres de 1969. Son approche est celle « totalement assumée » d’un fan. L’album bourré d’icônes ne perd pas une miette des morceaux de bravoure, et des temps forts musicaux. Lire aussiMai 68 : "On était plein de vie et d'envies" « Avec le festival de Monterey, Woodstock est l’une des grandes dates du mouvement hippie, et même un mythe, mais sur le coup, personne ne l’avait pressenti, souligne Stéphane Koechlin, essayiste et fils de Philippe, le fondateur en 1967 du magazine Rock&Folk. Mon père n’avait dépêché aucun reporter sur ce festival. » Le fiston publie en octobre un récit mélancolique : Le dernier été de Grace Slick (Ed. Castor astral) décrit, à travers l’emblématique chanteuse à fleurs qui fit elle aussi partie de Woodstock, les toutes dernières lueurs hippies à la fin de la décennie 70. « L’esprit “peace and love” était amoché, et depuis longtemps. Il a été sérieusement perturbé, quelques jours avant Woodstock, par l’abominable crime de la secte hippie de Charles Manson », analyse Koechlin. L’assassinat à domicile de Sharon Tate, actrice et épouse enceinte de Roman Polanski, le 9 août, par un commando satanique foudroie les États-Unis et instille la peur. Tout s’est retourné peu à peu : la paix des fleurs a été dévorée par l’hyperviolence et les armes à feu, la quête spirituelle par les sectes, les drogues récréatives par les overdoses, le goût du rassemblement spontané par le business calculé. Le Festival d’Altamont en décembre 69, monté par les Rolling Stones qui voulaient en revendre aux babas de la côte Ouest, se soldera par quatre morts et des violences en vrille. Rideau. Un Mai 68 français ? Vu de France, l’événement n’eut qu’un faible impact. « L’Europe était bien plus marquée par Mai 68, plus politique aussi. Woodstock est un marqueur parmi d’autres d’un grand barnum général de la jeunesse mondiale », estime Stéphane Koechlin. Ici, l’héritage culturel direct aura été la création du magazine Actuel. « Branchez-vous sur la nouvelle presse » titrait son premier numéro en 1970. Rigolard, beatnik, contestataire, avant-gardiste, pour ainsi dire underground, le mensuel des freaks hexagonaux, lancé par Jean-François Bizot, a ouvert grandes les fenêtres alternatives aux générations des années 1970. Patrice van Eersel, dernier des Mohicans du magazine qui se saborda cinq ans plus tard (lassé par le succès !), pour mieux se reprendre avec les années 1980, a vécu l’épopée d’un journal qui était aussi un petit Woodstock permanent, avec la constitution de la communauté rédactionnelle dans un hôtel particulier de Saint-Maur-des-Fossés, l’usage des drogues et l’amour libre, les dessins de Robert Crumb et le petit livre hippy de Jerry Rubin (Do it ! vendu à des centaines de milliers d’exemplaires), les influences culturelles et intellectuelles d’un nouveau nouveau monde. « Mon autobiographie, L’aventure d’Actuel telle que je l’ai vécue (Ed. Albin Michel) publiée l’année dernière, a été la pire vente de tous mes livres !, dit-il cash. J’ai comme l’impression que je ne sortirai plus jamais de cet espace-temps, l’âge d’or de la contestation –mais aussi celui de la presse écrite — que l’on a connue et expérimentée. » Esprit rebelle ou consensualité Alors, l’esprit rebelle, nom d’un chien, où se niche-t-il désormais ? « Mais il est très vivant au contraire, et il reprend la rue comme jamais !, s’enflamme Christian Perrot. C’est comme un virus ou un slogan mondial qui affirme sans ambages : “La rue est à nous !” De Hong-Kong à Barcelone, en passant par Alger, Berlin et sa grève des loyers, Londres et ses écolos activistes, les Champs-Elysées et les Gilets jaunes, sans oublier les ZAD et les ronds-points. Tout cela constitue la marque d’un renouveau de l’esprit de solidarité à l’opposé des valeurs défendues par la société actuelle du chacun pour soi - ou chez soi. Le voilà, votre esprit de Woodstock. » Christian Perrot, lui aussi, est un ancien d’Actuel, et qui essaie de préserver cet état d’esprit. Il semble sortir d’un roman parano et jaunâtre de Philip K. Dick, écrivain SF culte des années 70. Critique musical et littéraire surdoué des années 1990, avant d’aller se faire oublier dix années en Inde, Perrot s’est replié à son retour, dans la chambre de bonne parisienne de sa maman qui l’était. Lire aussiCréation du Fhar : "Prolétaires de tous les pays, caressez-vous !" Depuis, Perrot ne sort quasiment plus de son QG et façonne, jour après jour, avec son compère rock-critique, Jean-Pierre Simard, l’un des plus beaux monuments gratuits de la contre-culture internet : leur site lautrequotidien.fr déroule la fresque des rébellions et des contestations du moment. Le modèle économique ? Une poignée de donateurs qui assure son bol de graines quotidien et quelques joints, un bricolage social entre Pôle emploi, la CMU et le troc, mais des dizaines de milliers de lecteurs enthousiastes. Pour Christian Perrot, l’esprit rebelle de Woodstock était hors-champ, et il se doit d’être rappelé : « Abbie Hoffman, leader des yippies (les hippies politisés) trouvant que la politique était bien absente de cet événement, et le dit haut et fort, se fait illico virer de scène par les producteurs. » Plus consensuel, Nicolas Finet s’accroche à la belle image de « ce collectif plus grand que la somme des parties qu’a été ce rassemblement et qui reste un beau rêve politique.» À chacun son Woodstock. À chacun sa rébellion.
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Après son congrès, l'UD de l'Aisne plus que jamais mobilisée contre la casse sociale (Thu, 18 Jul 2019)
L'Union départementale FO de l'Aisne a, le 19 juin dernier, tenu son Congrès et élu son nouveau secrétaire général dans un département particulièrement en difficulté, où la situation économique et sociale ne cesse de se détériorer. Quelque 130 participants venus du public comme du privé, dont 32 porteurs de mandats, ont participé le 19 juin 2019, à Essigny-le-Grand (02), près de Saint-Quentin, au 27e congrès de l'Union départementale de l'Aisne. Secrétaire général adjoint depuis une décennie, François Pozzo di Borgo, a été élu nouveau secrétaire général. Pour lui, il y a fort à faire dans un département où pratiquement tous les indicateurs sont « dans le rouge ». Au 4e trimestre 2018, le taux de chômage s'élevait à 12,2 % (et même 14,6 dans la Thiérache) contre 8,5 au plan national. Le ministère du Travail a même cité, en 2018, l'Aisne comme un exemple de cumul de problèmes graves, combinant un taux de chômage élevé et une faible progression voire un recul de l'emploi, à l'instar de l'Ariège, des Ardennes et de l'Ardèche. Depuis la situation ne s'est pas améliorée bien au contraire et ce indubitablement en raison de la politique gouvernementale. Ne serait-ce que dans les services publics, Santé et Finances publiques. L'Aisne gravement touchée par la « géographie revisitée » Juste après la tenue du Congrès, la Commission administrative (CA) de l'UD FO de l'Aisne, réunie le 2 juillet 2019, a pris connaissance du projet de « géographie revisitée » du plan dit Darmanin, présenté aux agents de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP). Dans l'Aisne, on passerait de 19 trésoreries actuellement (contre 46 en 2001) à 6 centres de gestion comptable. Il ne resterait plus qu'un service des impôts aux particuliers (SIP) contre 6 aujourd'hui. Idem pour les services aux entreprises (SIE). Alors même que l'Aisne, très rurale, avec quelque 800 communes, comme le rappelle F. Pozzo di Borgo, a été citée en mars dernier dans un rapport de la Cour des comptes comme un département où l'accueil physique du réseau DGFIP a reculé de 18,5% entre 2013 et 2018 tandis que le nombre d'appels téléphoniques augmentait de 244,6%. Outre donc l'abandon de la conception d'un service public républicain accessible pour tous tout au long de l'année, ce projet se double de suppressions d'emplois, non chiffrées à ce jour, mais que l'on peut évaluer entre 10 et 15% des effectifs actuels d'ici 2022. Ainsi, quinze ans après la création de la DGFiP, les effectifs reviendraient au niveau de la seule Direction des Impôts d'alors. C'est un plan social d'une violence inouïe !, a dénoncé la CA de l'UD-FO 02 dans une motion de soutien aux agents de la DGFIP, le 2 juillet dernier. Dans celle-ci, elle a, avec les agents de la DGFIP, exigé le retrait du projet Darmanin, ainsi que de tous les projets de loi organisant la liquidation de la Fonction publique, des services publics, des emplois et des statuts des fonctionnaires (projets de loi de « transformation de la Fonction publique, « Ma santé 2022 », « pour une école de la confiance »). Lesquels s'articulent dans le Plan Action Publique 2022, visant, au nom de la réduction de la dépense publique, à mener à terme ce processus de démantèlement de la fonction publique, des services publics et des statuts des fonctionnaires en programmant la suppression de 120 000 postes et en généralisant l'emploi contractuel en lieu et place des statuts, rappelle la résolution générale de ce 27e congrès de l'UD-FO de l'Aisne, adoptée le 19 juin 2019. Urgences Côté Santé, dans l'Aisne, les urgences de Soissons, Saint-Quentin et Chauny ont rejoint la grève dans le cadre du mouvement national lancé au printemps. Le 2 juillet, jour où les personnels étaient appelés à manifester à Paris, par le collectif de grève inter-urgences et les fédérations hospitalières FO, CGT et SUD, la CA de l'UD FO 02 leur a apporté son soutien total et a stigmatisé la succession des contre-réformes programmant la fermeture de dizaines de milliers de lits (69 000 depuis 2003), de dizaines de services, la suppression de dizaines de milliers de postes, et organisant le démantèlement méthodique de l'hôpital public au nom de la réduction des déficits publics (loi Hôpital Santé et Territoire de 2009, loi de Modernisation de notre système de santé de 2016, projet de loi Ma santé 2022…). Conforama L'Aisne, déjà fragilisée par la désindustrialisation dénoncée par le Congrès de l'UD, est aussi impactée par le plan de restructuration de Conforama, annoncé le 1er juillet : le magasin de Château-Thierry doit fermer (25 licenciements) tandis que des licenciements seraient prévus des suppressions de postes à Saint-Quentin (2), Soissons (6) et Laon (4), selon la FEC-FO. La CA de l'UD FO 02 en a appelé le 2 juillet 2019 à la responsabilité du Gouvernement qui distribue sans contrôle et sans contrepartie des millions d'euros d'aides publiques comme le CICE (63 M€ chez Conforama) au détriment des salariés et des Français qui financent les plans de licenciement des grands groupes avec leur impôt. Une quarantaine de syndicats… Au total, une quarantaine de syndicats étaient représentés à ce 27e congrès de l'UD FO 02, allant de la métallurgie (Godin, Volkswagen, Hazemeyer, Crown Cork, Proméo...), à la Chimie (Dow France, Soprocos, Vauxrot...), en passant par commerce et alimentation (Conforama, Selecta, Carrefour, Lu, Tereos...), pharmacie, banques (CIC, Crédit Agricole), transports, SNCF, Poste, Télécom, Finances publiques, Police, Préfecture, Santé publique et privée, fonction publique territoriale, enseignement (premier et second degré, général et professionnel, formation pour adultes...), action sociale et Pôle emploi. Pour le nouveau secrétaire général de l'UD FO Aisne, il lui faut développer l'UD et renforcer les positions de FO. La défense du syndicalisme indépendant passe d'abord par la construction et le développement de la Confédération FO et de ses syndicats, souligne d'ailleurs la résolution générale de ce congrès, qui, également, appelle l'ensemble des syndicats de l'Union Départementale à prendre sans attendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la réussite du rassemblement national appelé par la Confédération le 21 septembre.
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Seine-et-Marne. À La Ferté-Gaucher, les salariés de V&B Fliesen cherchent un repreneur malgré le plan social (Tue, 25 Jun 2019)
Malgré l'ouverture d'un plan social dans leur entreprise, les salariés de V&B Fliesen se veulent optimistes quant au rachat de leur usine. Malgré l’ouverture d’un plan social dans leur entreprise, les salariés de V&B Fliesen se veulent optimistes quant au rachat de leur usine. (©Le Pays Briard) Le début de la procédure d’information-consultation chez V&B Fliesen, en préambule du plan social et la suppression annoncée de 113 emplois sur le site de La Ferté-Gaucher, n’empêchent pas les partenaires sociaux de poursuivre leur recherche de repreneur. Ce lundi et mardi, la CGT et la CFTC ont été reçus par des responsables politiques en sous-préfecture de Provins et au siège de la Région. Par ailleurs, le cabinet spécialisé est mandaté par la direction jusqu’au 31 juillet dans ce sens là. Plusieurs élus à Provins, une motion à La Ferté-Gaucher Dans la cité médiévale, la première entrevue réunissait la sous-préfète Laura Reynaud, la sénatrice (LR) Anne Chain-Larché, le député (LR) Christian Jacob, le président de la communauté de communes Jean-François Delesalle, son vice-président en charge des questions économiques Thierry Bontour, le maire (LR) de La Ferté-Gaucher Yves Jaunaux ainsi que des représentants de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Dirrecte) et du Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri). « Nous devons interpeller l’État car le site n’est pas si déficitaire que ça, a assuré Yves Jaunaux face à son conseil municipal lundi soir. Des bénéfices vont même être versés au siège, en Allemagne. » Dans ce contexte, les élus de La Ferté-Gaucher ont approuvé une motion à l’unanimité en faveur des salariés de l’ex-Villeroy&Boch, qui ont par ailleurs déposé un préavis de grève illimitée. Cette action symbolique, que les élus de Jouy-sur-Morin avait aussi prise pour les ex-Arjos, doit inciter la direction de V&B Fliesen à proposer un plan social « viable », l’interco à relancer un pôle emploi au sein de la maison des services au public et les acteurs concernés à trouver une solution de reprise. « Nous attendons des actes » D’après Ghislain Rémy, délégué syndical CGT, des contacts ont été établis avec une entreprise italienne. Mais la prudence est de rigueur : « Nous avons bousculé tous ces gens-là (en sous-préfecture). Les réunions sont positives mais nous attendons des actes. » La CGT, la CFTC et un élu non affilié ont été conviés à une réunion d’une heure et demi au siège de la Région, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), ce mardi 25 juin. Mohammed Oussedik, secrétaire général de la fédération CGT Verre-Céramique, était également présent. « Nous avons mis en avant notre volonté de chercher un repreneur même si cela paraît compliqué, fait savoir Ghislain Rémy. Sinon, la Région nous aidera financièrement pour le reclassement des salariés. » Lire aussi : La Ferté-Gaucher : le directeur de V&B Fliesen veut « maintenir un dialogue constructif pour trouver un accord »
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Seine-et-Marne. À La Ferté-Gaucher, les salariés de V&B Fliesen cherchent un repreneur malgré le plan social (Tue, 25 Jun 2019)
Malgré l'ouverture d'un plan social dans leur entreprise, les salariés de V&B Fliesen se veulent optimistes quant au rachat de leur usine. Malgré l’ouverture d’un plan social dans leur entreprise, les salariés de V&B Fliesen se veulent optimistes quant au rachat de leur usine. (©Le Pays Briard) Le début de la procédure d’information-consultation chez V&B Fliesen, en préambule du plan social et la suppression annoncée de 113 emplois sur le site de La Ferté-Gaucher, n’empêchent pas les partenaires sociaux de poursuivre leur recherche de repreneur. Ce lundi et mardi, la CGT et la CFTC ont été reçus par des responsables politiques en sous-préfecture de Provins et au siège de la Région. Par ailleurs, le cabinet spécialisé est mandaté par la direction jusqu’au 31 juillet dans ce sens là. Plusieurs élus à Provins, une motion à La Ferté-Gaucher Dans la cité médiévale, la première entrevue réunissait la sous-préfète Laura Reynaud, la sénatrice (LR) Anne Chain-Larché, le député (LR) Christian Jacob, le président de la communauté de communes Jean-François Delesalle, son vice-président en charge des questions économiques Thierry Bontour, le maire (LR) de La Ferté-Gaucher Yves Jaunaux ainsi que des représentants de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Dirrecte) et du Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri). « Nous devons interpeller l’Etat car le site n’est pas si déficitaire que ça, a assuré Yves Jaunaux face à son conseil municipal lundi soir. Des bénéfices vont même être versés au siège, en Allemagne. » Dans ce contexte, les élus de La Ferté-Gaucher ont approuvé une motion à l’unanimité en faveur des salariés de l’ex-Villeroy&Boch, qui ont par ailleurs déposé un préavis de grève illimitée. Cette action symbolique, que les élus de Jouy-sur-Morin avait aussi prise pour les ex-Arjos, doit inciter la direction de V&B Fliesen a proposé un plan social « viable », l’interco a relancé un pôle emploi au sein de la maison des services au public et les acteurs concernés à trouver une solution de reprise. « Nous attendons des actes » D’après Ghislain Rémy, délégué syndical CGT, des contacts ont été établis avec une entreprise italienne. Mais la prudence est de rigueur : « Nous avons bousculé tous ces gens-là (en sous-préfecture). Les réunions sont positives mais nous attendons des actes. » La CGT, la CFTC et un élu non affilié ont été conviés à une réunion d’une heure et demi au siège de la Région, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), ce mardi 25 juin. Mohammed Oussedik, secrétaire général de la fédération CGT Verre-Céramique, était également présent. « Nous avons mis en avant notre volonté de chercher un repreneur même si cela paraît compliqué, fait savoir Ghislain Rémy. Sinon, la Région nous aidera financièrement pour le reclassement des salariés. » Lire aussi : La Ferté-Gaucher : le directeur de V&B Fliesen veut « maintenir un dialogue constructif pour trouver un accord »
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Seine-et-Marne. À La Ferté-Gaucher, les salariés de V&B Fliesen cherchent un repreneur malgré le plan social (Tue, 25 Jun 2019)
Malgré l'ouverture d'un plan social dans leur entreprise, les salariés de V&B Fliesen se veulent optimistes quant au rachat de leur usine. Malgré l’ouverture d’un plan social dans leur entreprise, les salariés de V&B Fliesen se veulent optimistes quant au rachat de leur usine. (©Le Pays Briard) Le début de la procédure d’information-consultation chez V&B Fliesen, en préambule du plan social et la suppression annoncée de 113 emplois sur le site de La Ferté-Gaucher, n’empêchent pas les partenaires sociaux de poursuivre leur recherche de repreneur. Ce lundi et mardi, la CGT et la CFTC ont été reçus par des responsables politiques en sous-préfecture de Provins et au siège de la Région. Par ailleurs, le cabinet spécialisé est mandaté par la direction jusqu’au 31 juillet dans ce sens là. Plusieurs élus à Provins, une motion à La Ferté-Gaucher Dans la cité médiévale, la première entrevue réunissait la sous-préfète Laura Reynaud, la sénatrice (LR) Anne Chain-Larché, le député (LR) Christian Jacob, le président de la communauté de communes Jean-François Delesalle, son vice-président en charge des questions économiques Thierry Bontour, le maire (LR) de La Ferté-Gaucher Yves Jaunaux ainsi que des représentants de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Dirrecte) et du Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri). « Nous devons interpeller l’Etat car le site n’est pas si déficitaire que ça, a assuré Yves Jaunaux face à son conseil municipal lundi soir. Des bénéfices vont même être versés au siège, en Allemagne. » Dans ce contexte, les élus de La Ferté-Gaucher ont approuvé une motion à l’unanimité en faveur des salariés de l’ex-Villeroy&Boch, qui ont par ailleurs déposé un préavis de grève illimitée. Cette action symbolique, que les élus de Jouy-sur-Morin avait aussi prise pour les ex-Arjos, doit inciter la direction de V&B Fliesen a proposé un plan social « viable », l’interco a relancé un pôle emploi au sein de la maison des services au public et les acteurs concernés à trouver une solution de reprise. « Nous attendons des actes » D’après Ghislain Rémy, délégué syndical CGT, des contacts ont été établis avec une entreprise italienne. Mais la prudence est de rigueur : « Nous avons bousculé tous ces gens-là (en sous-préfecture). Les réunions sont positives mais nous attendons des actes. » La CGT, la CFTC et un élu non affilié ont été conviés à une réunion d’une heure et demi au siège de la Région, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), ce mardi 25 juin. Mohammed Oussedik, secrétaire général de la fédération CGT Verre-Céramique, était également présent. « Nous avons mis en avant notre volonté de chercher un repreneur même si cela paraît compliqué, fait savoir Ghislain Rémy. Sinon, la Région nous aidera financièrement pour le reclassement des salariés. » Lire aussi : La Ferté-Gaucher : le directeur de V&B Fliesen veut « maintenir un dialogue constructif pour trouver un accord »
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Dans la Manche, quels sont les métiers qui recrutent ? (Sun, 16 Jun 2019)
Les aides à domicile et ménagère sont très recherchés dans le secteur du Cotentin. Les aides à domicile et aides ménagères sont très recherchés dans le Cotentin. (©Jean-Paul BARBIER) Avec 7 388 projets d’emplois (non saisonniers) à pourvoir, la Manche est un bassin d’emploi dynamique (10 595 projets d’emplois étaient espérés en 2018). Lire aussi : Dans la Manche comme dans toute la France, Radio France poursuit sa grève Si l’hôtellerie-restauration manque de bras, on recherche avant tout des aides à domicile et aides ménagères. Plus de 1 100 annonces devraient s’accumuler sur le site de Pôle emploi. Un questionnaire Un chiffre tout de même à relativiser. David Lefebvre, directeur de l’agence Pôle emploi Cherbourg-centre, explique : Il faut bien comprendre que ces chiffres s’appuient sur un questionnaire envoyé à toutes les entreprises. Seules certaines répondent, et les questions sont simples : Comptez-vous embaucher cette année ? Est-ce un emploi saisonnier ? Aurez-vous des difficultés à recruter ?  Les chiffres dénotent cependant un vrai problème de recrutement dans certains secteurs.  Les serveurs de café arrivent ainsi en deuxième position des métiers les plus recherchés dans la Manche avec plus de 750 projets d’embauches dont plus 71 % de saisonniers. Lire aussi : À Cherbourg, Ingeliance recrute 80 techniciens d’études en tuyauterie Dans le Cotentin, on manque également d’ouvriers non qualifiés de l’emballage et manutentionnaires, alors que dans le secteur de Saint-Lô – Coutances, les projets d’embauches concernent les ouvriers non qualifiés de l’industrie agroalimentaire. Métiers peu reconnus Les secteurs qui recrutent sont souvent pour des métiers peu reconnus et dévalorisés, souvent rémunérés au Smic et avec des horaires décalés. Enfin certaines professions souffrent aussi de la concurrence industrielle, comme le rappelle David Lefebvre : Dans le Cotentin par exemple, les emplois de LM WindPower s’adressent à la même population que ceux dans l’artisanat. Mais un artisan ne peut pas s’aligner sur les salaires.
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Dans la Manche, quels sont les métiers qui recrutent ? (Sun, 16 Jun 2019)
Les aides à domicile et ménagère sont très recherchés dans le secteur du Cotentin. Les aides à domicile et aides ménagères sont très recherchés dans le Cotentin. (©Jean-Paul BARBIER) Avec 7 388 projets d’emplois (non saisonniers) à pourvoir, la Manche est un bassin d’emploi dynamique (10 595 projets d’emplois étaient espérés en 2018). Lire aussi : Dans la Manche comme dans toute la France, Radio France poursuit sa grève Si l’hôtellerie-restauration manque de bras, on recherche avant tout des aides à domicile et aides ménagères. Plus de 1 100 annonces devraient s’accumuler sur le site de Pôle emploi. Un questionnaire Un chiffre tout de même à relativiser. David Lefebvre, directeur de l’agence Pôle emploi Cherbourg-centre, explique : Il faut bien comprendre que ces chiffres s’appuient sur un questionnaire envoyé à toutes les entreprises. Seules certaines répondent, et les questions sont simples : Comptez-vous embaucher cette année ? Est-ce un emploi saisonnier ? Aurez-vous des difficultés à recruter ?  Les chiffres dénotent cependant un vrai problème de recrutement dans certains secteurs.  Les serveurs de café arrivent ainsi en deuxième position des métiers les plus recherchés dans la Manche avec plus de 750 projets d’embauches dont plus 71 % de saisonniers. Lire aussi : À Cherbourg, Ingeliance recrute 80 techniciens d’études en tuyauterie Dans le Cotentin, on manque également d’ouvriers non qualifiés de l’emballage et manutentionnaires, alors que dans le secteur de Saint-Lô – Coutances, les projets d’embauches concernent les ouvriers non qualifiés de l’industrie agroalimentaire. Métiers peu reconnus Les secteurs qui recrutent sont souvent pour des métiers peu reconnus et dévalorisés, souvent rémunérés au Smic et avec des horaires décalés. Enfin certaines professions souffrent aussi de la concurrence industrielle, comme le rappelle David Lefebvre : Dans le Cotentin par exemple, les emplois de LM WindPower s’adressent à la même population que ceux dans l’artisanat. Mais un artisan ne peut pas s’aligner sur les salaires.
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Dans la Manche, quels sont les métiers qui recrutent ? (Sun, 16 Jun 2019)
Les aides à domicile et ménagère sont très recherchés dans le secteur du Cotentin. Les aides à domicile et aides ménagères sont très recherchés dans le Cotentin. (©Jean-Paul BARBIER) Avec 7 388 projets d’emplois (non saisonniers) à pourvoir, la Manche est un bassin d’emploi dynamique (10 595 projets d’emplois étaient espérés en 2018). Lire aussi : Dans la Manche comme dans toute la France, Radio France poursuit sa grève Si l’hôtellerie-restauration manque de bras, on recherche avant tout des aides à domicile et aides ménagères. Plus de 1 100 annonces devraient s’accumuler sur le site de Pôle emploi. Un questionnaire Un chiffre tout de même à relativiser. David Lefebvre, directeur de l’agence Pôle emploi Cherbourg-centre, explique : Il faut bien comprendre que ces chiffres s’appuient sur un questionnaire envoyé à toutes les entreprises. Seules certaines répondent, et les questions sont simples : Comptez-vous embaucher cette année ? Est-ce un emploi saisonnier ? Aurez-vous des difficultés à recruter ?  Les chiffres dénotent cependant un vrai problème de recrutement dans certains secteurs.  Les serveurs de café arrivent ainsi en deuxième position des métiers les plus recherchés dans la Manche avec plus de 750 projets d’embauches dont plus 71 % de saisonniers. Lire aussi : À Cherbourg, Ingeliance recrute 80 techniciens d’études en tuyauterie Dans le Cotentin, on manque également d’ouvriers non qualifiés de l’emballage et manutentionnaires, alors que dans le secteur de Saint-Lô – Coutances, les projets d’embauches concernent les ouvriers non qualifiés de l’industrie agroalimentaire. Métiers peu reconnus Les secteurs qui recrutent sont souvent pour des métiers peu reconnus et dévalorisés, souvent rémunérés au Smic et avec des horaires décalés. Enfin certaines professions souffrent aussi de la concurrence industrielle, comme le rappelle David Lefebvre : Dans le Cotentin par exemple, les emplois de LM WindPower s’adressent à la même population que ceux dans l’artisanat. Mais un artisan ne peut pas s’aligner sur les salaires.
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Fédération des Employés et Cadres FO retweeted: L’AGENCE DE SAINT HERBLAIN EN GREVE CE JEUDI 11. Depuis ce matin, 100% des agents de l'agence de Saint Herblain sont en grève. Cette agence est en sous-effectif depuis plusieurs mois. (Thu, 11 Apr 2019)
CNsGsyBz_normal.jpg FO Pole emploi @Fopoleemploi Fédération des Employés et Cadres FO retweeted: L’AGENCE DE SAINT HERBLAIN EN GREVE CE JEUDI 11. Depuis ce matin, 100% des agents de l'agence de Saint Herblain sont en grève. Cette agence est en sous-effectif depuis plusieurs mois. D328gd5XoAAzuWP.jpg:largeD328gd7WwAE3tV3.jpg:largeD328gd-XoAA5VmP.jpg:large
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Dans les petites villes, on dépense jusqu'à 150 euros par mois pour aller au travail (Wed, 10 Apr 2019)
Pour 65% des Français, la voiture est le moyen de transport privilégié pour se rendre au travail selon une étude de Hellowork. Pour 65% des Français, la voiture est le moyen de transport privilégié pour se rendre au travail selon une étude de Hellowork. (©Illustration / Adobe Stock) L’air frais, la nature, la tranquillité… La campagne a de nombreux atouts mais aussi quelques contraintes. Dans les petites villes, près d’un tiers des habitants dépensent plus de 150 euros par mois pour leurs trajets domicile-travail. Un budget conséquent, qui grève une partie du pouvoir d’achat, selon 42% des Français qui vivent dans les villes de moins de 20 000 habitants. Sur les ronds-points, au début du mouvement des Gilets jaunes, la contestation était justement partie d’une pétition contre la hausse du carburant, causée par la mise en place d’une taxe carbone finalement ajournée. Lire aussi : Pour limiter les arrêts maladie, le gouvernement mise sur le télétravail La voiture, moyen de transport privilégié La voiture est d’ailleurs le premier moyen de transport en France pour se rendre sur son lieu de travail (65%), analyse une étude de Hellowork sur plus de 2 000 personnes, devant les transports en commun (59%). Si 22% des Français viennent à pieds au boulot, il ne sont que 2% à s’y rendre à vélo. Une étude récente réalisée par Ipsos pour Vinci autoroutes allait dans le même sens : 75% des actifs français utilisent leur voiture pour se rendre au travail et ça coûte de plus en plus cher :  107 euros en moyenne sont dépensés par mois pour les trajets domicile-travail, ce budget atteignant même 139 euros en zone rurale et 130 euros en milieu périurbain. Les ouvriers sont la profession qui dépense le plus pour ces trajets (115 euros en moyenne). Le coût du transport pour aller au travail. Le coût du transport pour aller au travail. (©Hellowork) D’après Hellowork, huit habitants sur dix des villes de plus 100 000 habitants dépensent, eux, moins de 100 euros par mois dans ce poste de dépenses. Pour les actifs obligés de prendre leur véhicule, un fossé semble se creuser avec une frange de la population. Selon l’Ipsos, qui a interrogé 4 000 personnes, un sentiment de vivre « un peu trop loin de tout » (30%) se développe, particulièrement en zone rurale (66%) et périurbaine (46%). Lire aussi : Mettre plus de 30 minutes pour aller travailler est nuisible pour la santé Trois Français sur quatre prêts à changer d’emploi Pour faire des économies, près de trois Français sur quatre seraient prêts à changer d’emploi pour se rapprocher de leur domicile, faire moins de trajets, et donc gagner du temps et de l’argent. A l’inverse, quatre actifs sur dix se disent capables de déménager pour être à une distance raisonnable de leur travail.  Plus inattendu d’après Hellowork, quatre Français sur dix sont prêts à baisser leur salaire pour gagner en qualité de vie et passer moins de temps sur la route. « Un phénomène moins présent dans les villes de plus de 100 000 habitants (24%), fait remarquer le site qui édite les plateformes RegionsJob et ParisJob, à mettre en rapport avec les 69% d’actifs en poste satisfaits de leur temps de transport dans ces villes. » Le temps de trajet pour se rendre au travail. Le temps de trajet pour se rendre au travail. (©Hellowork) Les demandeurs d’emplois veulent faire encore plus d’efforts : sept sur dix sont disposés à accepter un poste moins rémunéré s’il est plus près de chez eux, et la moitié pourrait déménager pour trouver un job, note l’étude.  Côté temps de trajet en revanche, seul un tiers d’entre eux serait prêt à prêt à faire plus de 45 minutes de trajet. Lire aussi : Sur le site de Pôle Emploi, une offre sur deux ne serait pas valable selon une étude
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Fonderies du Poitou : les grévistes déposent symboliquement leur CV à Pôle-Emploi (Fri, 15 Mar 2019)
Nom, âge, ancienneté et nombre d'enfants. Ce vendredi 15 mars, en fin de matinée, près de 200 salariés des fonderies du Poitou ont symboliquement déposé leur curriculum vitae auprès de l'agence Pôle emploi de Châtellerault. En grève, ils dénoncent les licenciements prévus par les deux potentiels repreneurs des deux sites des fonderies, à Ingrandes. Les fondeurs ont également jeté en l'air de nombreux confettis de papier. "C'est la monnaie de singe du groupe Renault", le principal client des...
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Organisation de l’Etat et des services publics (Wed, 13 Mar 2019)
Synthèse détaillée des réunions d’initiatives locales à Couches : 02/03 – 09/03/2019 Que pensez-vous de l’organisation de l’Etat et des administrations en France ? De quelle manière cette organisation devrait-elle évoluer ? Globalement, on ne sait pas si nous sommes dans un état centralisé ou décentralisé. L’Etat français a hérité de son histoire une tradition centralisatrice jusqu’à l’arrivée au pouvoir de la gauche et la politique de décentralisation menée par Gaston Defferre. Ce qui fait qu’aujourd’hui, le citoyen ordinaire a du mal à distinguer ce qui relève de l’Etat central et ce qui relève de la territorialité. La France n’est pas une fédération, c’est à dire une nation où les régions ont une réelle autonomie (par exemple sur le plan législatif), mais plutôt un millefeuille territorial dont les méandres sont quasiment incompréhensibles pour le citoyen ordinaire. Entre la commune, la communauté de commune, le département, le pays, la région, on ne s’y retrouve plus, sans parler de l’Europe qui empiète de plus en plus sur notre législation. Résultat, on ne sait plus qui commande, ni où il faut s’adresser et lorsqu’on fait une demande, très souvent, on reçoit deux ou trois réponses de décideurs différents. Quand on sait que le budget des collectivités locales est de 230 Ma euros, soit presque autant que celui du budget de l’état central, on imagine aisément le gaspillage financier qui existe entre toutes les couches du millefeuille avec la prolifération d’emploi en doubles et de fonctions redondantes. Or, la collectivité locale, si l’on en croit le discours officiel, représenterait le summum de la démocratie, en vertu du principe vertueux et incontestable de la décentralisation, ce même principe étant supposé combattre et mettre à terre le pernicieux tropisme jacobin du centralisme despotique. C’est ainsi que, en lieu et place d’un Etat-tout-puissant déléguant ses commissaires politiques jusque dans les villages les plus retirés pour y faire appliquer la loi centrale, nous bénéficions d’un néo-féodalisme beaucoup plus convivial et réparti entre des communes, des groupements de communes, des départements, des régions, etc. Mais l’affaire est sérieuse, puisque depuis 1982, le budget des collectivités territoriales est en augmentation vertigineuse, au point d’atteindre 230 milliards en 2018, soit presque autant que le budget de l’Etat proprement dit qui s’élève à 243 milliards. Du point de vue politique, ces petits 230 milliards présentent l’immense avantage, d’être totalement ignorés du grand public et passablement dénués d’intérêt pour les médias, qui n’ont d’yeux et d’oreilles que pour la formidable et passionnante série TV du budget de l’Etat intitulée « A la recherche de l’équilibre perdu», saison 1, saison 2, saison 3, …et ainsi de suite chaque année. Le budget des collectivités locales fait partie des grandes omertas médiatiques dont personne ne parle jamais, telles le pic pétrolier, la monnaie ou la natalité. Avec 2.030.000 salariés en 2018 (chiffres INSEE) pour les collectivités locales contre 1.930.000 salariés pour l’Etat central, l’hydre territorial fait figure de véritable Etat-bis, ou plus exactement d’excroissance étatique, puisque ce dernier n’est rien sans le premier qui détient le pouvoir législatif suprême, c’est à dire celui de faire ou de défaire cette constellation de mini planètes au gré de ses variations de majorités politiciennes. Du côté des recettes, pas de problème, nous comprenons bien que l’essentiel de la manne locale est générée par la trilogie des taxes foncières, habitation et professionnelle (sous sa nouvelle forme éclatée) additionnée de la contribution de l’Etat central (60 milliards), le reste étant constitué par divers montages internes tels dégrèvement d’impôts et fiscalité transférée, le tout aboutissant aux 230 milliards cités plus haut. Mais la connaissance approfondie des recettes de cette cuisine fiscale nous importe finalement bien moins que de savoir précisément à quoi est destiné tout cet argent, c’est à dire quel est le service rendu en contrepartie des ces fameux impôts locaux auxquels personne n’échappe et qui, à l’opposé des impôts directs de l’Etat central, ne sont même pas indexés sur le revenu ! Cette composante anti-démocratique des impôts locaux, que nous avons déjà dénoncée lors du débat sur le thème de Fiscalité, ne semble d’ailleurs pas beaucoup chagriner les habituels zélateurs de la justice fiscale et peu de commentateurs patentés trouvent à redire sur le fait que le propriétaire-occupant d’un logement paye deux fois pour son maigre bien (foncière + habitation) ni sur le fait que le propriétaire fortuné ne paie pas plus cher que le propriétaire non fortuné à surface égale. Cette situation, peu critiquée, aboutit toutefois couramment à ce qu’un individu à faible revenu paie dix fois plus d’impôt locaux que d’impôts centraux. Cette injustice est à rajouter à la longue liste de celles qui, pour des raisons inexpliquées, ne choquent personne et échappent à la stigmatisation générale. Quant à la question de savoir à quoi est consacré exactement ce colossal budget, le contribuable doit se lever matin pour obtenir une explication analytique claire, poste par poste, service par service des sommes affectées. Contrairement au budget général de l’Etat qui est facilement consultable, sur le site du ministère de l’économie et des finances, le maquis savamment entortillé des collectivités locales ne se défriche pas facilement. Le volumineux rapport annuel (210 pages) de l’Observatoire des finances locales en renvoie une image équivoque, bien qu’annoncée fidèle, en noyant le lecteur téméraire sous une multitude de données globalisantes qui, à l’inverse de l’arbre qui cache la forêt, masquent soigneusement les quelques chiffres spécifiques qui seraient susceptibles de l’intéresser. Car les dépenses sont invariablement présentées et chiffrées avec le seul clivage dépenses de fonctionnement et dépenses d’investissement, ce qui est loin d’éclairer la lanterne du contribuable captif, car nous aimerions savoir, par exemple, combien d’euros sont affectés à la construction de ronds-points épidémiques, à l’érection décorative de blocs de ferrailles tordues, au coulage bétonique d’îlots directionnels piégeux, aux merveilleux petits berceaux en pierre pour automobiles en stationnement, aux médiathèques somptueuses des quartiers déserts, aux hôtels de régions pharaoniques, aux conseils généraux lecorbusiens, etc…., etc… Les dépenses bien cachées au cœur du millefeuille français donnent même le vertige au journal Le Point qui dans un article explosif du 13.09.2012 n’hésitait pas à titrer « le scandale des collectivités locales », article d’ailleurs très peu démenti et repris par d’autres commentateurs aussi bien portés à gauche qu’à droite. Le député divers gauche de l’Aisne René Dosière, trempe même allègrement ses pieds dans le plat de la soupe publique avec son livre « L’État au régime », estimant que “si le bloc communal surveillait ses finances, on pourrait économiser 15 milliards d’euros“. Le bloc communal, c’est l’ensemble constitué par les communes et les communautés de communes et qui représente le gros des dépenses des collectivités (56 % en 2018). Ces 15 milliards d’euros identifiés par un fidèle serviteur de l’Etat, ne sont naturellement rien en comparaison de ce que pourrait évaluer un observateur impartial et uniquement soucieux de diagnostiquer l’efficacité de l’action étatique. De même que pour la protection sociale sous-traitée à des entités faussement autonomes, la gestion de la citée ne peut s’apprécier sans en faire porter l’entière responsabilité à l’Etat central. Le grossier double stratagème du camouflage budgétaire et de la dilution des responsabilités dans les transferts récurrents, n’abuse que ceux qui vouent à l’Etat un culte indiscutable ou acceptent de subir la fatalité définitive de sa cuisine technocratique. Sans oublier que cette décentralisation dispendieuse génère l’effet pernicieux de créer des potentats qui n’existaient pas auparavant et que les dirigeants locaux ont l’impression d’être maintenant au centre du monde. Ils insistent tous sur le rôle des collectivités dans l’investissement public (routes, lycées, collèges, musées, canaux, immeubles…) à telle enseigne qu’ils l’ont fait grimper en effet à 75 % de l’investissement global, utilisant sans compter le pactole fiscal généreusement mis à leur disposition. Les collectivités urbaines croulent de fait sous l’argent public et ne savent plus comment le dépenser en travaux plus ou moins utiles ou embellissant. Elles manient le népotisme et le copinage avec certaines entreprises locales dans le cadre d’une démarche à la limite de la collusion maffieuse. Car la rentabilité n’est pas le principal souci de l’élu local, qui décidera sans états d’âme de travaux pas forcément justifiés, ou jouera imperturbablement des pieds et des mains pour obtenir une ligne de TGV, même si le trafic ne le justifie pas. Chaque édile veut ainsi laisser une trace dans l’histoire de son terroir, à tout crin, et quel qu’en soit le prix, mais, bien sûr et comme toujours, aux frais de la collectivité (locale). Diriez-vous que vous savez quels sont les différents échelons administratifs(Etat, collectivités territoriales comme la région, la commune, opérateurs comme par exemple Pôle emploi ou la CAF) qui gèrent les différents services publics dans votre territoire ? Non. Le citoyen n’en a aucune idée, pour la bonne et simple raison que cette information n’existe (voir question 01) Pensez-vous qu’il y a trop d’échelons administratifs en France ? Oui. Sans hésitation. Une cure d’amaigrissement s’impose afin de consacrer ces économies à l’amélioration du pouvoir d’achat des moins riches (voir mouvement des gilets jaunes) Quels sont les niveaux de collectivités territoriales auxquels vous êtes le plus attaché ? La région / Le département / La commune / L’intercommunalité Unanimement la commune. Selon vous, l’Etat doit-il aujourd’hui transférer de nouvelles missions aux collectivités territoriales ? Si oui, lesquelles ? Le problème n’est pas de confier plus ou moins de missions aux collectivités territoriales, mais de répartir clairement et de façon logique ce qui relève de l’Etat central et ce qui relève du territoire. Estimez-vous avoir accès aux services publics dont vous avez besoin ? Si non, quels types de services publics vous manquent dans votre territoire et qu’il est nécessaire de renforcer ? On ne peut répondre à cette question, sans avoir auparavant répondu à la question liminaire : qu’est-ce qu’un service public? Or, la réponse claire à cette question fondamentale, de laquelle découle rien moins que la pertinence ou la possibilité même de ce débat, est impossible pour la bonne et simple raison qu’il n’existe aucun texte de notre corpus législatif qui en détermine les règles. En effet, la notion de service public n’est pas définie dans la constitution, ni dans aucun des 74 codes juridiques qui en découlent. Seules existent de façon informelle des énoncés fallacieusement dénommés lois des services publics, ou lois de Rolland, du nom d’un juriste français professeur de droit et décédé en 1956 qui avait planché bénévolement sur le sujet. Ces dissertations de Rolland ne sont d’ailleurs pas conçues comme des textes de droit positif, ni même des énoncés normatifs, mais comme des règles de juste conduite qui découleraient de la nature même du service public et qui en déterminerait l’essence. Ce qui signifie, en termes clairs, que ces principes se détermineraient par rapport à eux-mêmes, ce qui constitue une bizarrerie exorbitante du droit. Ces principes sont 1. La continuité qui implique que le service doit être assuré régulièrement, 2. La mutabilité qui désigne l’adaptation des services publics à l’évolution des besoins collectifs et aux exigences de l’intérêt général. 3. L’égalité qui interdit la discrimination entre les usagers du service. On remarquera que le critère de gratuité n’est pas retenu comme critère obligatoire, mais qu’il a simplement été évoqué par Rolland comme étant facultatif. Les services publics peuvent donc, selon ces non-lois, être soit gratuits, soit payants (dans ce cas ils se nomment SPIC – Service Public Industriel et Commercial) sans qu’on nous explique le principe qui va déterminer si le service public doit être gratuit ou payant. Si nous examinons attentivement ces trois principes, dont le caractère de droit coutumier est, soit dit en passant, incompatible avec la nature obligatoirement écrite du droit français, nous constatons qu’aucun des trois n’est respecté par les services dits publics actuels : 1. le critère de continuité n’est pas respecté pendant les grèves, 2. le critère de mutabilité ne peut pas être respecté dans la mesure où l’intérêt général n’est pas juridiquement défini, 3. le critère d’égalité n’est pas respecté dans le cas des services publics payants puisque les citoyens qui ont de faibles revenus ne peuvent pas les utiliser. Ces simili-lois dites des services publics ne nous sont donc d’aucune utilité pour nous aider dans la difficile tâche de définir ce qu’est un service public. Nous voici donc revenu à notre point de départ et nous ne saurions trop conseiller aux législateurs de doter notre constitution d’un (ou plusieurs) article(s) supplémentaire(s) définissant clairement la nature, la mission et les caractéristiques d’un service public. Sans ce fondement institutionnel, ce domaine extrêmement important pour le citoyen restera tel qu’il est, c’est à dire livré à l’arbitraire d’un pouvoir évoluant librement dans une zone de non-droit. Il est d’ailleurs paradoxal, mais tout autant symptomatique par rapport à nos conclusions, que ce thème des pouvoirs publics soit le seul des trois thèmes du grand débat à ne pas être fondé sur un corpus législatif sérieux, à l’inverse de la citoyenneté, de l’écologie et de la fiscalité qui font l’objet, à eux seuls, de plusieurs milliers de lois. Compte tenu de ces observations, voici une proposition de modification constitutionnelle institutionnalisant la notion de Service Public : Titre Vbis – Des services publics (à ajouter entre le Titre V – Des rapports entre le parlement et le gouvernement et Titre VI – Des traités et accords internationaux) Art 51-3. Un Service Public une activité gérée exclusivement par l’Etat et devant répondre au critère de continuité impliquant que le service doit être assuré régulièrement et au critère d’intérêt général impliquant que le service doit répondre à l’évolution des exigences du peuple pour les besoins collectifs Art 51-4. Il appartient au Président de la République de déterminer, pour un service public donné, dans quelles conditions le critère de continuité peut être compatible avec le droit de grève. En tout état de cause, et quel que soit le statut alloué aux agents d’un service public, le Président de la République assume la responsabilité du respect de ce critère de continuité dans ce service. Art 51-5. Un service public peut être gratuit ou payant. Si le service est payant, les bénéfices réalisés lors de la vente des biens ou services sont affectés en tant que recettes au budget général de l’Etat, ce qui constitue une source d’autofinancement des pouvoirs publics. Art 51-6. Sont déclarés service public gratuit dont la gestion relève du pouvoir exécutif en tant que monopole, les fonctions suivantes : La sécurité intérieure, la sécurité extérieure, la diplomatie, la justice, la perception fiscale. Aucune contribution financière ne peut être demandée au citoyen pour pouvoir bénéficier de ces services. Art 51-7. Sont déclarés service public gratuit dont la gestion relève du pouvoir exécutif sans monopole, les fonctions suivantes : l’enseignement, la santé. Aucune contribution financière ne peut être demandée au citoyen pour pouvoir bénéficier de ces services. Art 51-8. Toute activité sociale, industrielle ou commerciale peut être déclarée service public gratuit, payant, monopolistique ou non à la suite d’un référendum d’initiative exclusivement citoyenne ayant reçu les signatures demandeuses de 2% des électeurs inscrits et ayant obtenu un vote positif de plus de la moitié des électeurs inscrits. Le critère d’intérêt général est réputé avoir été déterminé par le vote positif les citoyens électeurs. Art 51-9. La création d’un nouveau service public par voie de référendum est inscrite en tant que loi dans le Code des relations entre le public et l’administration et ne peut être modifiée que par référendum d’initiative citoyenne tel que décrit dans l’art. 51-8.   Lorsqu’un déplacement est nécessaire pour effectuer une démarche administrative, quelle distance pouvez-vous parcourir sans difficulté ? Jusqu’à 5, 10, 15, 20 kilomètres ? Plus de 20 kilomètres ? Pour accéder à certains services publics, vous avez avant tout des besoins…Téléphoniques / Numériques / Physiques pour pouvoir vous rendre sur place Quels nouveaux services ou quelles démarches souhaitez-vous voir développés sur internet en priorité ?  Si vous rencontrez des difficultés pour effectuer vos démarches administratives  sur internet, de quel accompagnement souhaiteriez-vous bénéficier ? Une formation numérique / Une aide téléphonique / Une prise en charge par un agent Pour chacune des nouvelles formes de service public suivantes, pensez-vous qu’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise chose : Le regroupement dans un même lieu de plusieurs services publics (maisons de services au public) / Les services publics itinérants (bus de services publics) / Le service sur prise de rendez-vous / Les agents publics polyvalents susceptibles de vous accompagner dans l’accomplissement de plusieurs démarches quelle que soit l’administration concernée Avez-vous déjà utilisé certaines de ces nouvelles formes de services publics ? Si oui, en avez-vous été satisfaits ? Quelles améliorations préconiseriez-vous ? Quand vous pensez à l’évolution des services publics au cours des dernières années, quels sont ceux qui ont évolué de manière positive ?  Quels sont les services publics qui doivent le plus évoluer selon vous ? Avez-vous déjà renoncé à des droits/des allocations en raison de démarches administratives trop complexes ?  Si vous avez été concerné par certains des évènements de vie mentionnés dans le tableau ci-dessous, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction ou/et les difficultés que vous avez rencontrés en précisant, pour chaque point de satisfaction et pour chaque difficulté l’administration concernée… Connaissez-vous le “droit à l’erreur”, c’est-à-dire le droit d’affirmer votre bonne foi lorsque vous faites une erreur dans vos déclarations ? Si oui, avez-vous déjà utilisé ce droit à l’erreur ? A quelle occasion en avez-vous fait usage ? Les réponses aux questions 7 à 17 vont toutes dans le sens d’une relative satisfaction du citoyen par rapport à l’efficacité de l’administration. L’amélioration constante des procédures et des démarches administratives, notamment grâce à la généralisation de l’utilisation d’internet est validée. Les institutions demaisons de services au public, de services publics itinérants, de service sur prise de rendez-vous et d’agents publics polyvalents sont appréciées, notamment pour les citoyens qui rencontrent des difficultés avec l’utilisation de l’informatique. Pouvez-vous identifier des règles que l’administration vous a déjà demandé d’appliquer et que vous avez jugées inutiles ou trop complexes ?  La réponse plutôt favorable à la question précédente, c’est à dire le constat que l’aspect technique des formalités ait été allégé, n’implique pas automatiquement que la légitimité de ces procédures soit approuvée. Ce n’est pas parce les obligations liées aux formalités administratives et aux contraintes réglementaires sont rendues plus commodes par l’outil informatique que ces mêmes obligations ou réglementations sont pour autant approuvées par le citoyen en tant que mesures coercitives utiles et simples. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’on simplifie une formalité qu’elle acquiert, miraculeusement, une vertu incontestable. De ce point de vue, les cas sont nombreux de règles administratives inutiles et/ou complexes et qui entravent sérieusement l’initiative économique, d’une part, et dangereusement la liberté individuelle, d’autre part. Sur le plan économique, et malgré les promesses d’allègements faites par les gouvernements successifs, les contraintes diverses et variées qui pèsent sur l’entrepreneur individuel confinent au caractère dissuasif et nous pouvons constater tous les jours les résultats de ce déficit entrepreneurial par la fuite des cerveaux vers des pays étrangers où les normes ne sont pas aussi inutiles ou complexes (nonobstant l’aspect fiscal qui n’entre pas dans ce débat). Sur le plan individuel, les innombrables réglementations de l’espace privé (clôture des piscines, hauteur des rambardes de balcons, forme des fenêtres, etc., etc. ) qui n’ont rien qui procèdent d’une infantilisation et déresponsabilisation du citoyen sont plus qu’inutiles et complexes, elles sont l’expression même de l’arbitraire expertocratique. Faut-il donner plus d’autonomie aux fonctionnaires de terrain ? Si oui, comment ? Cette question n’a aucun sens. Il conviendrait en premier lieu de définir le terme fonctionnaire de terrain : s’agit-il du secrétaire de mairie, ou du directeur départemental de l’équipement ? Le citoyen ne dispose d’aucune information sur le domaine d’autonomie d’un fonctionnaire de terrain, et, au contraire, nous constatons que les pouvoirs publics cachent délibérément leur cuisine interne de terrain aux yeux du grand public ? Cette question est donc un piège. Faut-il revoir le fonctionnement et la formation de l’administration ? Si oui, comment ? Depuis plusieurs décennies maintenant la quasi-totalité des grands postes de l’administration publique (dont les fonctions de gouvernement) sont réservés aux diplômés de l’ENA (Ecole Nationale d’Administration). Cette institution est une usine à fabriquer les maîtres du pouvoir à partir d’un moule unique construit sur un ensemble de doxas dans les domaines économiques, sociaux et financiers. Ainsi le dogme de la croissance économique durable, le mode de gestion des entreprises par le système capitaliste, et le principe de l’exercice du pouvoir par un groupe restreint (oligocratie) constituent les bases de cette pensée unique qui nous gouverne. En attendant d’instituer une véritable démocratie, par laquelle le pouvoir sera exercé par le peuple ainsi que préconisé dans l’article 1 de la constitution, nous pourrions déjà commencer d’amorcer un tout petit pas en supprimant l’ENA. Comment l’Etat et les collectivités territoriales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté ?  Cette question est tellement générale que nous serions tentés de répondre également de façon globale par ceci : remplaçons l’oligocratie par la démocratie.
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