RETRAITE(e)s - REFORME DES RETRAITES

inforama présente sur cette page les articles de la presse nationale et régionale  traitant spécifiquement de la réforme des retraites 

 

NOUVEAUTES : Depuis le 29 octobre 2018 , trois nouvelles rubriques facilitent l'accès à d'autres sources traitant de la réforme des retraites, et des conditions de vie des retraités

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- Sur la presse nationale

Retraite : le rachat de trimestres est-il encore judicieux ? (mar., 15 oct. 2019)
Si les cartes vont être rebattues avec la réforme des retraites, racheter des trimestres pour atteindre le taux plein peut surtout s’avérer rentable pour des seniors en fin de carrière.
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Simulateur et retraites des élus : les premières réponses de Jean-Paul Delevoye (Tue, 15 Oct 2019)
Jean-Paul Delevoye a commencé à réagir aux questions des citoyens concernant la réforme des retraites, sur la plateforme de concertation numérique. Les questions peuvent être déposées jusqu’à décembre et celles qui récoltent le plus de votes ont droit à une réponse chaque semaine.
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Réforme des retraites : les rencontres avec les syndicats servent-elles vraiment à quelque chose ? (Mon, 14 Oct 2019)
Même si l’Unsa n’était pas demandeur d’une réforme des retraites, le syndicat participe aux concertations lancées il y a plus de 18 mois. Une façon de faire entendre ses points d’opposition sans garantie pourtant qu’ils soient retenus.
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Réforme des retraites : les rencontres avec les syndicats servent-elles vraiment à quelque chose ? (Mon, 14 Oct 2019)
Même si l’Unsa n’était pas demandeur d’une réforme des retraites, le syndicat participe aux concertations lancées il y a plus de 18 mois. Une façon de faire entendre ses points d’opposition sans garantie pourtant qu’ils soient retenus.
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Valérie Rabault : « En cas de crise économique, le gouvernement n'a aucune marge de manoeuvre » (Sun, 13 Oct 2019)
La présidente du groupe socialiste à l'Assemblée, ancienne rapporteure générale du budget, reproche à l'exécutif de « faire l'autruche » alors que « les signaux négatifs se multiplient » sur la conjoncture. Dans le budget 2020, discuté dans l'hémicycle à partir de ce lundi, « il n'y a rien pour soutenir une relance de l'activité économique », regrette-t-elle, mettant aussi en garde sur la réforme des retraites, qui « peut être un détonateur » social.
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Réforme des retraites: le pouvoir d'achat en danger (Sun, 13 Oct 2019)
La grande réforme du quinquennat va provoquer quatre révolutions dans la vie des Français. Avec une certitude : s’ils ne comptent que sur leur pension, les futurs retraités verront leur pouvoir d’achat diminuer. Nos conseils pour anticiper.
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Êtes-vous touché par la réforme des retraites ? (Sun, 13 Oct 2019)
Les choses sont très simples : deux seuls cas de figure se présentent, explique Dominique Prévert, d’Optimaretraite.
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Laurent Berger, sur la réforme des retraites : "Nous avons l’art de nous tromper de débat" (Sat, 12 Oct 2019)
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, alerte sur la réforme des retraites. Selon lui, il ne faut pas "tromper les Français sur les objectifs poursuivis".
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Pensions de réversion, ce que l’on sait et ce qu’il faut encore trancher (Sat, 12 Oct 2019)
Jean-Paul Delevoye a repris les rencontres avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites, pour dessiner le futur projet de loi qui doit arriver au parlement après les municipales de 2020. La première réunion a porté, entre autres, sur les pensions de réversion. La Croix fait le point sur la situation.
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La Cour des comptes met en garde l’exécutif sur la réforme des retraites (Sat, 12 Oct 2019)
La prise en charge des seniors, touchés par la réforme de 2010 « et qui se trouvent exclus du marché du travail », représente un coût d’« environ 1,5 milliard par an », d’après la haute juridiction.
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La Cour des comptes met en garde l’exécutif sur la réforme des retraites (Fri, 11 Oct 2019)
La prise en charge des seniors, touchés par la réforme de 2010 « et qui se trouvent exclus du marché du travail », représente un coût d’« environ 1,5 milliard par an », d’après la haute juridiction.
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Réforme des retraites : quels seraient les gagnants et les perdants ? (Fri, 11 Oct 2019)
Même si beaucoup d’inconnues demeurent, il est aujourd’hui possible d’avoir une première idée de ceux qui profiteront de la réforme des retraites et de ceux qui la subiront. Dominique Corona, négociateur retraite pour l’Unsa détaille ces profils.
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Réforme des retraites : quels seraient les gagnants et les perdants ? (Fri, 11 Oct 2019)
Même si beaucoup d’inconnues demeurent, il est aujourd’hui possible d’avoir une première idée de ceux qui profiteront de la réforme des retraites et de ceux qui la subiront. Dominique Corona, négociateur retraite pour l’Unsa détaille ces profils.
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Le plan d’épargne retraite - Première étape du big bang (Fri, 11 Oct 2019)
Sans attendre l’instauration d’un regime par points, le gouvernement pose la premiere brique de sa reforme des retraites.
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La réforme des retraites, une trappe à précarité pour les seniors ? (Fri, 11 Oct 2019)
Le recul de l'âge légal de 60 à 62 ans a fait basculer des milliers de seniors dans l'inactivité et les minima sociaux, relève la Cour des comptes.
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La réforme des retraites, une trappe à précarité pour les seniors ? (Fri, 11 Oct 2019)
Le recul de l'âge légal de 60 à 62 ans a fait basculer des milliers de seniors dans l'inactivité et les minima sociaux, relève la Cour des comptes.
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Le top 5 des plus grands mensonges pour faire passer la réforme des retraites (Thu, 10 Oct 2019)
Alors qu'une nouvelle réforme des retraites est prévue, le politologue Thomas Guénolé se penche sur cinq mensonges couramment diffusés. 1. "On vit plus longtemps donc il faut travailler plus longtemps " : FAUX. Cette affirmation semble frappée au coin du bon sens. Elle occulte cependant l’énorme écart d’espérance de vie entre les seniors, selon la pénibilité des métiers qu’ils ont exercés et selon leur milieu social. De nos jours, un homme de 35 ans va vivre jusqu’à 76 ans s’il est ouvrier et jusqu’à 82 ans s’il est cadre. L’ouvrier meurt donc 6 ans plus tôt que le cadre. L’écart d’espérance de vie en bonne santé est lui aussi très élevé. Un cadre âgé de 35 ans va atteindre l’âge de 69 ans sans aucune incapacité. Pour un ouvrier en revanche, les incapacités (au niveau de la vue, de l’ouïe, de la marche, des gestes quotidiens…) vont commencer dès 59 ans, ce qui représente donc 10 années de moins que le cadre à vivre sans handicaps. Lire aussiA méditer avant de réformer les retraites : l'espérance de vie en bonne santé stagne Repousser à 65 ans l’âge légal du départ à la retraite, ou encore augmenter la durée totale de cotisations de sorte qu’il faille travailler jusqu’à 65 ans pour atteindre le taux plein, c’est donc proposer que les ouvriers aient à travailler 3 années supplémentaires, à un âge auquel ils ont déjà des handicaps. Et surtout, s’y prendre d’une façon ou d’une autre pour qu’ils aient à travailler jusqu’à 65 ans, c’est proposer que les ouvriers n’aient droit qu’à 11 années de retraite avant de mourir. De surcroît, dire : "On vit plus longtemps donc il faut travailler plus longtemps", c’est en partie prendre le problème à l’envers. Il est évident que dans les classes populaires, où les métiers physiquement usants sont surreprésentés, arrêter de travailler plus tôt permet de vivre plus vieux. Par exemple, il va de soi qu’une ouvrière en travail à la chaîne vivra plus longtemps si elle arrête le travail à 55 ans plutôt qu’à 65 ans. Présenter en bloc les retraités comme des privilégiés est objectivement erroné Réciproquement, cela signifie que repousser l’âge de départ à la retraite, c’est faire mourir les classes populaires plus tôt. De fait, lorsque les gouvernements successifs repoussent l’âge légal de départ à la retraite ou augmentent la durée exigée de cotisations, ils portent la responsabilité, dans l’indifférence générale, de faire mourir plus jeunes les seniors des classes populaires. 2. "Les retraités sont des privilégiés" : FAUX. Il est devenu courant, par exemple lorsqu’il était question d’augmenter la CSG des seniors, d’opposer le niveau de vie des retraités, soi-disant privilégiés, à celui des actifs. L’idée serait que le poids de la prise en charge des uns par les cotisations des autres, serait excessif. En réalité, si la pauvreté est en effet moins présente chez les seniors que dans le reste de la population, elle ne les épargne pas pour autant. La France compte de nos jours plus de 800 000 retraités pauvres. Extrême pauvreté exceptée, les seniors représentent 20% de la moitié la plus pauvre de la population française. Et parmi les retraités subissant l’extrême pauvreté, 37% survivent avec l’allocation de solidarité aux personnes âgées (868,20 euros par mois pour une personne seule). De surcroît, les réformes des retraites des trois dernières décennies ont tendu à faire baisser les pensions des retraités, et non pas à les augmenter. Par exemple, la réforme Balladur de 1993 a conduit à ce que, pour les salariés du secteur privé, les 25 meilleures années de cotisation, et non plus les 10 meilleures, servent de base lors du calcul de la pension : cela a provoqué une baisse de 15 à 20% du salaire de référence et donc une baisse des pensions. Bref, présenter en bloc les retraités comme des privilégiés est objectivement erroné. Invoquer la "modernisation" contre "l’archaïsme" est intellectuellement malhonnête 3. "Les règles de départ à la retraite sont trop avantageuses pour les fonctionnaires" : FAUX. Cette affirmation est tellement répétée au fil des ans qu’elle a acquis l’autorité d’une évidence. Elle est pourtant fausse. Selon le Conseil d’orientation des retraites, la majorité des fonctionnaires obtiennent en réalité une retraite plus basse que celle qu’ils auraient eue s’ils avaient été salariés du privé. 4. "Notre système de retraites est archaïque" : FAUX. L’accusation d’ "archaïsme" faite à notre système de retraites s’accompagne, symétriquement, de propositions de "modernisation". Ce sont généralement les suivantes : remplacer notre système de retraites par répartition, par un système de retraites à points inspiré du modèle suédois ; développer davantage les plans d’épargne retraite privés ; repousser à 65 ans l’âge légal de départ à la retraite. Or, présenter tout cela comme des modernisations ne résiste pas à un simple examen chronologique. Remplacer notre système de retraites par répartition, par un système de retraites à points explicitement inspiré de la Suède, ce serait copier le système adopté par les Suédois en 1994, c’est-à-dire il y a un quart de siècle. Développer des plans d’épargne retraite privés, c’est ressusciter sous forme embryonnaire le système de retraites par capitalisation qui prévalait en France de 1910 jusqu’à la création de la Sécurité sociale moderne, c’est-à-dire dans la première moitié du 20ème siècle. Repousser à 65 ans l’âge légal de départ à la retraite, ce serait revenir à l’âge de départ instauré en France par la loi du 5 avril 1910, c’est-à-dire il y a plus d’un siècle. Autrement dit, indépendamment des autres arguments pour ou contre ces propositions de réformes, invoquer la "modernisation" contre "l’archaïsme" est intellectuellement malhonnête. Lire aussiLa réforme des retraites peut-elle fabriquer autre chose que des perdants ? 5. Le véritable enjeu des réformes des retraites, c'est de faire baisser les pensions. En 2017, en France métropolitaine, le taux d’emploi des 50-64 ans est de seulement 61,5%. Pour les 38,5% restants dans cette tranche d’âge, atteindre la durée de cotisation requise afin d’obtenir la retraite à taux plein est donc exclu, a fortiori si cette durée augmente au fil des réformes. Le taux d’emploi des 15-24 ans est de 31%. Pour tous ceux qui entreront dans l’emploi plus tard du fait d’études supérieures, et pour tous ceux entrés tôt en activité mais frappés par le chômage de masse, il faudrait en théorie travailler beaucoup plus longtemps que jusqu’à 62 ans afin de rattraper les années de cotisations retraite ainsi perdues. Or, nous venons de voir que les quinquagénaires sont massivement touchés par le sous-emploi. Des millions de personnes ayant 15-24 ans aujourd’hui n’ont donc d’ores et déjà vraisemblablement aucune chance d’atteindre la retraite à taux plein. Retarder l’âge de départ à la retraite ne sert qu’à baisser les pensions des retraités Parallèlement, les trois quarts des femmes qui deviennent mères réduisent alors leur temps de travail, et 58% vont jusqu’à interrompre leur carrière. Elles devraient donc en théorie travailler jusqu’à un âge significativement plus élevé que les hommes pour pouvoir atteindre la retraite à taux plein. Elles se heurtent toutefois, elles aussi, à l’obstacle du sous-emploi massif des quinquagénaires. Sous le faux-nez de l’argument "il faut travailler plus longtemps", ce qui se produit donc massivement dans le monde réel, ce sont des départs à la retraite sans avoir pu atteindre le taux plein, principalement en raison du sous-emploi massif des 50-64 ans. Pour les millions de personnes frappées par ce sous-emploi, augmenter la durée totale de travail requise pour la retraite à taux plein, alors que déjà ils ne l’atteignent pas, ne peut aboutir qu’à faire baisser la pension qu’ils toucheront. Autrement dit, le véritable enjeu des réformes des retraites, et qui n’est jamais exprimé comme tel par les gouvernements successifs, est en fait celui-ci : retarder l’âge de départ à la retraite ne sert qu’à baisser les pensions des retraités, en rendant la retraite à taux plein de plus en plus difficile à atteindre.
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Cette nouvelle proposition de la Cour des comptes pour maintenir les seniors dans l’emploi (Thu, 10 Oct 2019)
Alors que se profile la réforme des retraites, la Cour des comptes publie, ce jeudi 10 octobre, un ensemble de recommandations pour améliorer l’emploi des seniors. Parmi elles, une concrète : rendre obligatoire une négociation sur le sujet dans les entreprises.
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Le top 5 des plus grands mensonges pour faire passer la réforme des retraites (Thu, 10 Oct 2019)
Alors qu'une nouvelle réforme des retraites est prévue, le politologue Thomas Guénolé se penche sur cinq mensonges couramment diffusés. 1. "On vit plus longtemps donc il faut travailler plus longtemps " : FAUX. Cette affirmation semble frappée au coin du bon sens. Elle occulte cependant l’énorme écart d’espérance de vie entre les seniors, selon la pénibilité des métiers qu’ils ont exercés et selon leur milieu social. De nos jours, un homme de 35 ans va vivre jusqu’à 76 ans s’il est ouvrier et jusqu’à 82 ans s’il est cadre. L’ouvrier meurt donc 6 ans plus tôt que le cadre. L’écart d’espérance de vie en bonne santé est lui aussi très élevé. Un cadre âgé de 35 ans va atteindre l’âge de 69 ans sans aucune incapacité. Pour un ouvrier en revanche, les incapacités (au niveau de la vue, de l’ouïe, de la marche, des gestes quotidiens…) vont commencer dès 59 ans, ce qui représente donc 10 années de moins que le cadre à vivre sans handicaps. Lire aussiA méditer avant de réformer les retraites : l'espérance de vie en bonne santé stagne Repousser à 65 ans l’âge légal du départ à la retraite, ou encore augmenter la durée totale de cotisations de sorte qu’il faille travailler jusqu’à 65 ans pour atteindre le taux plein, c’est donc proposer que les ouvriers aient à travailler 3 années supplémentaires, à un âge auquel ils ont déjà des handicaps. Et surtout, s’y prendre d’une façon ou d’une autre pour qu’ils aient à travailler jusqu’à 65 ans, c’est proposer que les ouvriers n’aient droit qu’à 11 années de retraite avant de mourir. De surcroît, dire : "On vit plus longtemps donc il faut travailler plus longtemps", c’est en partie prendre le problème à l’envers. Il est évident que dans les classes populaires, où les métiers physiquement usants sont surreprésentés, arrêter de travailler plus tôt permet de vivre plus vieux. Par exemple, il va de soi qu’une ouvrière en travail à la chaîne vivra plus longtemps si elle arrête le travail à 55 ans plutôt qu’à 65 ans. Présenter en bloc les retraités comme des privilégiés est objectivement erroné Réciproquement, cela signifie que repousser l’âge de départ à la retraite, c’est faire mourir les classes populaires plus tôt. De fait, lorsque les gouvernements successifs repoussent l’âge légal de départ à la retraite ou augmentent la durée exigée de cotisations, ils portent la responsabilité, dans l’indifférence générale, de faire mourir plus jeunes les seniors des classes populaires. 2. "Les retraités sont des privilégiés" : FAUX. Il est devenu courant, par exemple lorsqu’il était question d’augmenter la CSG des seniors, d’opposer le niveau de vie des retraités, soi-disant privilégiés, à celui des actifs. L’idée serait que le poids de la prise en charge des uns par les cotisations des autres, serait excessif. En réalité, si la pauvreté est en effet moins présente chez les seniors que dans le reste de la population, elle ne les épargne pas pour autant. La France compte de nos jours plus de 800 000 retraités pauvres. Extrême pauvreté exceptée, les seniors représentent 20% de la moitié la plus pauvre de la population française. Et parmi les retraités subissant l’extrême pauvreté, 37% survivent avec l’allocation de solidarité aux personnes âgées (868,20 euros par mois pour une personne seule). De surcroît, les réformes des retraites des trois dernières décennies ont tendu à faire baisser les pensions des retraités, et non pas à les augmenter. Par exemple, la réforme Balladur de 1993 a conduit à ce que, pour les salariés du secteur privé, les 25 meilleures années de cotisation, et non plus les 10 meilleures, servent de base lors du calcul de la pension : cela a provoqué une baisse de 15 à 20% du salaire de référence et donc une baisse des pensions. Bref, présenter en bloc les retraités comme des privilégiés est objectivement erroné. Invoquer la "modernisation" contre "l’archaïsme" est intellectuellement malhonnête 3. "Les règles de départ à la retraite sont trop avantageuses pour les fonctionnaires" : FAUX. Cette affirmation est tellement répétée au fil des ans qu’elle a acquis l’autorité d’une évidence. Elle est pourtant fausse. Selon le Conseil d’orientation des retraites, la majorité des fonctionnaires obtiennent en réalité une retraite plus basse que celle qu’ils auraient eue s’ils avaient été salariés du privé. 4. "Notre système de retraites est archaïque" : FAUX. L’accusation d’ "archaïsme" faite à notre système de retraites s’accompagne, symétriquement, de propositions de "modernisation". Ce sont généralement les suivantes : remplacer notre système de retraites par répartition, par un système de retraites à points inspiré du modèle suédois ; développer davantage les plans d’épargne retraite privés ; repousser à 65 ans l’âge légal de départ à la retraite. Or, présenter tout cela comme des modernisations ne résiste pas à un simple examen chronologique. Remplacer notre système de retraites par répartition, par un système de retraites à points explicitement inspiré de la Suède, ce serait copier le système adopté par les Suédois en 1994, c’est-à-dire il y a un quart de siècle. Développer des plans d’épargne retraite privés, c’est ressusciter sous forme embryonnaire le système de retraites par capitalisation qui prévalait en France de 1910 jusqu’à la création de la Sécurité sociale moderne, c’est-à-dire dans la première moitié du 20ème siècle. Repousser à 65 ans l’âge légal de départ à la retraite, ce serait revenir à l’âge de départ instauré en France par la loi du 5 avril 1910, c’est-à-dire il y a plus d’un siècle. Autrement dit, indépendamment des autres arguments pour ou contre ces propositions de réformes, invoquer la "modernisation" contre "l’archaïsme" est intellectuellement malhonnête. Lire aussiLa réforme des retraites peut-elle fabriquer autre chose que des perdants ? 5. Le véritable enjeu des réformes des retraites, c'est de faire baisser les pensions. En 2017, en France métropolitaine, le taux d’emploi des 50-64 ans est de seulement 61,5%. Pour les 38,5% restants dans cette tranche d’âge, atteindre la durée de cotisation requise afin d’obtenir la retraite à taux plein est donc exclu, a fortiori si cette durée augmente au fil des réformes. Le taux d’emploi des 15-24 ans est de 31%. Pour tous ceux qui entreront dans l’emploi plus tard du fait d’études supérieures, et pour tous ceux entrés tôt en activité mais frappés par le chômage de masse, il faudrait en théorie travailler beaucoup plus longtemps que jusqu’à 62 ans afin de rattraper les années de cotisations retraite ainsi perdues. Or, nous venons de voir que les quinquagénaires sont massivement touchés par le sous-emploi. Des millions de personnes ayant 15-24 ans aujourd’hui n’ont donc d’ores et déjà vraisemblablement aucune chance d’atteindre la retraite à taux plein. Retarder l’âge de départ à la retraite ne sert qu’à baisser les pensions des retraités Parallèlement, les trois quarts des femmes qui deviennent mères réduisent alors leur temps de travail, et 58% vont jusqu’à interrompre leur carrière. Elles devraient donc en théorie travailler jusqu’à un âge significativement plus élevé que les hommes pour pouvoir atteindre la retraite à taux plein. Elles se heurtent toutefois, elles aussi, à l’obstacle du sous-emploi massif des quinquagénaires. Sous le faux-nez de l’argument "il faut travailler plus longtemps", ce qui se produit donc massivement dans le monde réel, ce sont des départs à la retraite sans avoir pu atteindre le taux plein, principalement en raison du sous-emploi massif des 50-64 ans. Pour les millions de personnes frappées par ce sous-emploi, augmenter la durée totale de travail requise pour la retraite à taux plein, alors que déjà ils ne l’atteignent pas, ne peut aboutir qu’à faire baisser la pension qu’ils toucheront. Autrement dit, le véritable enjeu des réformes des retraites, et qui n’est jamais exprimé comme tel par les gouvernements successifs, est en fait celui-ci : retarder l’âge de départ à la retraite ne sert qu’à baisser les pensions des retraités, en rendant la retraite à taux plein de plus en plus difficile à atteindre.
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Les pistes de la Cour des comptes pour l'emploi des seniors (Thu, 10 Oct 2019)
Analyser régulièrement la situation d'emploi des plus de 55 ans, chiffrer le basculement dans l'inactivité et prévoir des dispositifs spécifiques: la Cour des comptes recommande à l'exécutif de se préoccuper de la situation des seniors dans le cadre de la future réforme des retraites.
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- sur la presse régionale

Philippe Martinez à Poitiers : "Macron a l’art de diviser les gens" (Thu, 10 Oct 2019)
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Colère agricole : le scénario à la Houellebecq qui inquiète le gouvernement (Wed, 09 Oct 2019)
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Toulouse. Retraites, Ehpad... la difficile «convergence des luttes» (Wed, 09 Oct 2019)
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Vienne : 500 personnes pour défendre les retraites (Wed, 09 Oct 2019)
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Les retraités défilent à Angoulême pour dire non à la réforme (Tue, 08 Oct 2019)
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Réforme des retraites : la bombe à retardement du financement (Tue, 08 Oct 2019)
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Plus d’un millier de salariés ont démissionné de la SNCF en 2018 (Tue, 08 Oct 2019)
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Retraites. Nouvelle mobilisation pour « l’augmentation des pensions » [Vidéos] (Tue, 08 Oct 2019)
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Retraites. Nouvelle mobilisation pour « l’augmentation des pensions » [Vidéos] (Tue, 08 Oct 2019)
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Les retraités dans la rue à Privas : « On est obligés de rogner sur notre santé » (Tue, 08 Oct 2019)
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Avignon : près de 500 manifestants dans la rue contre la réforme des retraites (Tue, 08 Oct 2019)
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«Solidarité!» Les retraités et les syndicalistes manifestent ensemble à Boulogne (Tue, 08 Oct 2019)
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Montpellier : les retraités et les personnels des Ehpad dans la rue ce mardi (Tue, 08 Oct 2019)
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Retraites : le point sur les manifestations dans la région (Tue, 08 Oct 2019)
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Charente: les retraités mobilisés contre la nouvelle réforme (Mon, 07 Oct 2019)
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